Mon dieu quel malheur d’avoir une maman fonctionnaire !

Il y a peu, alors qu’une guichetière de La Poste s’affairait à une opération que je lui avais demandé d’effectuer, la conversation s’engagea – pourquoi/comment ? je n’en ai pas gardé le souvenir – sur la difficulté pour des jeunes de choisir une orientation professionnelle, confrontés à la forte – et, à n’en pas douter, aimante – pression de leurs parents. Mon interlocutrice prit le temps de m’exposer le cas de sa propre fille, quatre ans plus tôt, désireuse d’étudier l’allemand, langue et pays qu’elle adore. ‘L’allemand ? Mais à quoi cela te conduira, ma pauvre fille ? Prépare donc plutôt un concours d’infirmière ! Des infirmières, on en aura toujours besoin…’

La file d’attente au guichet s’allonge, mais je parviens à ne pas m’en soucier : mes rencontres ne cessent décidément de me servir sur un plateau des exemples de confrontations parents/enfants quant aux études !

– Eh bien, résultat ?

– Le résultat, c’est qu’elle est effectivement devenue infirmière. Mais je dois reconnaître que je m’étais tout de même bien trompée. Moi, postière, ce que j’imaginais pour ma fille c’était un poste d’infirmière dans le public. Or, oui, elle a bien effectué quelques contrats de ci-delà, dans le public comme dans le privé ; mais de là à espérer une carrière dans la fonction publique…

Et
Assange
?