3 critères sénatoriaux

Le Sénat joue sa partition à propos du pass vaccinal :
« Si le nombre de patients hospitalisés est inférieur (au) seuil de 10 000 patients au niveau national, le pass vaccinal ne pourrait être maintenu que dans les départements où au moins l’un des deux critères suivants serait rempli : un taux de vaccination (schéma complet) inférieur à 80% de la population totale ou une circulation active du virus. »
1 – Nombre d’hospitalisés :
Comment caractériser un blessé de la route hospitalisé qui se trouve être porteur du virus, mais non-malade du covid ?
Du jour au lendemain, le chiffre de 10 000 peut être à nouveau dépassé ; puis il revient sous cette barre : puis…
Connaîtrions-nous des situations kafkaïennes ressemblant à celle des écoles en ce moment ?
2 – Taux de vaccination :
Trois doses (ou quatre, ou plus) reçues par 4 habitants sur 5, bébés compris !
Toujours ce ‘vacciner plus’, quoi qu’il en coûte, et quel que soit le résultat des vaccins
3 – Circulation ‘active’ du virus :
La circulation d’omicron n’est-elle donc pas jugée souhaitable, afin que cette pandémie ait des chances de se transformer, enfin, en maladie courante ?
Encore une fois, la notion de ‘cas’ apporte de l’eau bienvenue à un vieux moulin…

Par ailleurs, à propos des sanctions pour non-télé-travail, ‘la commission des Affaires sociales du Sénat a considéré que « ces dispositions s’inscrivaient dans une logique coercitive qui n’était ni utile ni souhaitable ».’
Une logique coercitive ?
N’aurait-elle pas identifié ça, de même, dans la gestion générale de la pandémiose ?

Autre question, plus critique, liée à cette dernière remarque :
Comment s’articulent, tant au Sénat qu’à l’Assemblée Nationale, les appréciations scientifiques, celles émanant du lobbying et celles politiques ?
Si les choses ne sont pas si claires au niveau du gouvernement ou de l’Union européenne, comment un simple Parlement national peut-il se targuer de décider de manière raisonnable ?

Certains de ces sénateurs ont une vision très positive de mesures extrêmes en cas de crise sanitaire.

Ne peut-on envisager qu’un peuple réputé vivre en démocratie représentative, qui aurait bénéficié de réels débats, se prononce par referendum sur les choix dont il confie aux élus et à l’exécutif le soin de mettre en œuvre impérativement ?
A raison d’une consultation par trimestre par exemple, pour éviter que des majorités (toujours relatives) ne fassent durablement main-basse sur ces choix.

Mais le peuple n’est-il pas le principal adversaire des gouvernants ?
Si oui, d’où pourrait, donc, émaner un tel projet ou une telle proposition de loi en ce sens, qui mettrait en péril le si confortable « couvercle démocratique » ?

Et
Assange
?