30 raisons pour lesquelles je ne me fais pas vacciner actuellement

30 raisons pour lesquelles je ne me fais pas vacciner actuellement
ou considérations sur la santé, les droits fondamentaux, la solidarité et le bien commun

La campagne d’information contre les personnes non vaccinées s’intensifie de jour en jour. Les raisons pour lesquelles de nombreuses personnes ne veulent pas se faire vacciner sont soit ignorées, soit même tournées en ridicule.
On finit même par reprocher à ceux qui ne veulent pas se faire vacciner d’agir pour de basses motivations et de se comporter de manière non solidaire, voire égoïste.
Le journaliste et auteur autrichien Christian Felber s’est donné la peine de réagir à ces accusations dans un cet article très factuel, mais aussi très personnel, pour les NachDenkSeiten, « afin de rendre la diversité visible et de promouvoir le respect mutuel ».

(ici, plus ou moins bien traduit en français, avec l’aide du précieux deepl.com)

Christian Felber
« Tout d’abord, je suis vacciné à plusieurs reprises et j’ai une relation neutre avec les vaccins.
Je respecte la décision de chacun de se faire vacciner, je n’essaie pas de convaincre qui que ce soit de ne pas se faire vacciner et j’assume volontiers et solidairement les coûts qui en découlent (avec quelques restrictions, voir les raisons 20 et 26).
J’expose ici mes raisons personnelles parce que :
je veux montrer que des personnes s’abstiennent de se faire vacciner de manière réfléchie, pour de bonnes raisons très diverses ; et qu’il ne s’agit pas seulement de personnes opposées par principe à la vaccination* ;
je ne veux pas être dévalorisé si j’ai une opinion ou une compréhension de la santé différente de celle du gouvernement ;
je ne veux pas subir de désavantages si je fais un choix différent ;
je veux montrer qu’une telle discrimination n’est pas justifiée ;
je veux arrêter et inverser la progression de l’obligation de vaccination.

Ma vision est la coexistence pacifique de personnes vaccinées et non vaccinées, ainsi que le libre choix personnel sur la base d’une information objective et équilibrée, sans désavantage ou pression sur l’un des deux groupes. Une démocratie doit pouvoir supporter que les gens aient des opinions différentes sur des sujets privés et personnels, qu’ils aient des compréhensions différentes de la santé et qu’ils prennent des décisions différentes en conséquence. Et elle doit protéger les droits fondamentaux en cas de doute ou de désaccord. En font partie les droits fondamentaux à l’intégrité physique (Loi fondamentale, art. 2 (2)), au libre épanouissement de la personnalité (art. 2 (1)) ainsi qu’aux convictions philosophiques, dont la conception de la santé peut également faire partie (art. 4 (1)). Au-dessus de ces droits fondamentaux, le principe de la dignité humaine (art. 1 (1)) constitue une parenthèse unificatrice et un écran protecteur.

Voici maintenant mes raisons :

1) Le principe de la compétence en matière de santé reconnaît à chacun le droit de savoir ce qui est bon pour lui ou pour elle. Il existe différentes conceptions de la santé, et l’instance finale pour déterminer ce qui est le mieux pour sa propre santé est chaque personne elle-même. Outre les informations fondées sur des preuves, l’intuition fait également partie de cette forme fondamentale d’autodétermination. Je sens que mon corps ne me donne actuellement pas le feu vert pour une vaccination Corona. C’est ma décision tout à fait personnelle de choisir une relation, un lieu de vie, une profession ou une orientation sexuelle. De telles décisions personnelles sont fondées sur la dignité humaine et protégées par les droits fondamentaux. Je suis conforté dans cette position par d’innombrables et éminents scientifiques* (scientifiques canadiens, 2. 8. 2021) (12 étapes pour sortir de la crise Corona, 15 octobre 2021).

2) Personnellement, j’ai beaucoup de respect pour le virus, mais je n’en ai pas peur ; à 48 ans, je ne me considère pas comme faisant partie d’un groupe à risque, je n’ai pas d’antécédents médicaux graves, je fais attention à ma santé et j’ai confiance en mon système immunitaire. Une étude de mortalité spécifique à un groupe d’âge menée par une équipe de chercheurs* autour de Meyerowitz-Katz (qui est notamment financée par la Bill & Melinda Gates Foundation) a déterminé un taux de mortalité par infection de 0,4% (Andrew Levin et al, medRxiv, 31.10.2020) ; John P. Ioannidis (en qui j’ai davantage confiance, notamment en raison de cette interview) de 0,05% chez les moins de 70 ans (Ioannidis, Bulletin of the WHO, 14.10.2020). Maintenant, je danse régulièrement, je passe beaucoup de temps en forêt et en plein air, je me nourris sans plats préparés ni micro-ondes, je renonce à acheter de la viande et des sucreries au supermarché, et je m’en sors sans abuser de l’alcool ou des cigarettes. Selon une étude, le simple fait de pratiquer une activité physique régulière réduit d’un facteur quatre le risque de décès en cas d’infection (Lee et al., British Journal of Sports Medicine, 30.6.2021). Selon https://qcovid.org, mon risque de mourir du Covid-19 est de 1 : 23.500. Il y a donc toujours un certain risque, mais il est limité, d’autres risques de la vie sont plus importants.

3. les produits promus par Moderna, BioNTech/Pfizer & Co. sont des technologies nouvelles (Seneff et Nigh, IJVTPR, 10.5.2021). Jusqu’à présent, les vaccins fonctionnaient avec des agents pathogènes atténués ou tués, de sorte qu’ils ne pouvaient plus provoquer d’infection grave. Toutefois, leurs caractéristiques, les antigènes, sont conservés à la surface des cellules. Ainsi, l’agent pathogène peut toujours être reconnu comme étranger par le système immunitaire lorsqu’on l’introduit dans l’organisme. Cela entraîne la destruction de l’agent pathogène, ou de la cellule reconnue comme étrangère. Les nouveaux vaccins à ARNm sont basés sur une toute autre technologie : des cellules saines sont dotées d’antigènes que le système immunitaire est entraîné à détruire. Les conséquences à long terme de cette nouvelle technologie sont inconnues – nécessairement, en raison de l’absence d’études à long terme.

4) Jusqu’à présent, ces nouvelles technologies n’ont été que partiellement autorisées dans l’UE. Jusqu’à présent, l’autorisation des vaccins prenait de nombreuses années : deux à cinq ans pour le développement en laboratoire, deux à cinq ans supplémentaires pour les études cliniques, et jusqu’à deux ans pour la procédure d’autorisation standard (AGES, 17.10.2021). Pour les nouvelles technologies, ce processus a été « télescopé » en une seule année. Même dans les contrats, il est indiqué que des effets à long terme actuellement inconnus ne peuvent pas être exclus. Dans une telle situation, je préfère en tout cas attendre l’autorisation complète.

5) Il existe des mises en garde professionnelles de la part de personnes compétentes, qui ne me semblent pas invraisemblables en tant que profane. Par exemple, le docteur Christian Fiala met en garde contre la possibilité d’une autodestruction progressive à chaque rappel, car le mode d’action du vaccin consiste à équiper les cellules saines du corps d’antigènes (propriétés virales) qui sont reconnus et détruits par le système immunitaire. Plus on vaccine souvent, plus cet effet est « efficace » et donc destructeur (Christian Fiala, respekt.plus, 16. 9. 2021). Je ne crois pas aveuglément à ce « point de vue isolé », je ne l’écoute pas non plus et je ne l’ignore pas, mais je poursuis mes recherches et je décide pour l’instant d’attendre.

6) Passons maintenant aux informations connues à ce jour sur les dommages et les effets secondaires des vaccins. En Autriche, selon l’Office fédéral de la sécurité sanitaire (BASG), il y a eu jusqu’à présent 36 795 effets secondaires déclarés après 10,9 millions de vaccinations, dont des conséquences graves comme la thrombocytopénie thrombotique (VITT), la myocardite ou la réaction anaphylactique, ainsi que 168 décès (BASG, 14. 10. 2021) ; en Allemagne, selon les chiffres de l’Institut Paul-Ehrlich, 156.360 effets secondaires sur 101,9 millions de vaccinations jusqu’en août 2021, dont 9,7 pour cent sont graves (voir ci-dessus) et 1.450 décès (PEI, 20. 9. 2021), qui sont répertoriés comme des cas suspects en relation temporelle avec la vaccination. Huit lettres rouges concernant des effets secondaires graves du vaccin Covid-19 sont actuellement publiées sur le site Internet du PEI (PEI, 13. 10. 2021). Parmi les décès signalés, le lien avec la vaccination n’est pas clair dans la grande majorité des cas, et seuls quelques cas isolés ont été prouvés par autopsie (Dr.in Janine Kimpel, Université d’Innsbruck, Youtube, 15. 10. 2021). Mais contrairement aux « morts du Covid 19 » qui, après un test PCR positif à proximité du décès, entrent automatiquement dans les statistiques en tant que morts du Covid 19 (indépendamment de la cause de leur décès), il est ici fait référence de manière très pointilleuse aux résultats d’autopsie nécessaires avant qu’une personne décédée « en rapport » avec la vaccination soit également considérée comme « morte de la vaccination ». Cette approche inégale est difficile à digérer. Même si le risque est faible, la décision de se faire vacciner peut signer mon arrêt de mort. Jusqu’ici, il ne s’agissait que des dommages vaccinaux déclarés.

7) En ce qui concerne la notification des effets indésirables, on distingue les « systèmes de notification passifs » et les « systèmes de notification actifs ». Dans les systèmes de déclaration passifs, seuls les effets secondaires signalés par les médecins ou les personnes concernées sont enregistrés. Or, il est frappant de constater que de nombreux dommages liés aux vaccins ne sont pas signalés. J’ai moi-même entendu parler, dans mon entourage immédiat, de nombreuses personnes qui sont tombées gravement malades peu après avoir été vaccinées, qui sont décédées ou qui sont restées jusqu’à aujourd’hui dans l’incapacité de travailler ou même de se promener. Voici quelques cas :
Une connaissance à Wels : une femme a failli être hospitalisée pendant deux jours pour des diarrhées et des vomissements, aucune déclaration ;
Voisine d’une connaissance à Amstetten : décédée quatre jours après la vaccination, auparavant en « bonne santé », l’autopsie (imposée contre la volonté des autorités) a révélé une thrombose fine, mais pas de déclaration, motif : à 74 ans, on peut mourir à tout moment ;
Une connaissance à Berlin : une amie de 32 ans, mère de deux enfants, est décédée ;
Ami d’une connaissance : les deux oncles sont morts au Royaume-Uni après avoir été vaccinés ;
Amis d’une connaissance : Grand-père de 87 ans décédé deux semaines après la vaccination ;
Père d’une connaissance : un homme de 29 ans qu’il connaissait est décédé après avoir été vacciné ;
Connaissance en Basse-Autriche : trois amies* touchées, dont une incapable de travailler, une incapable de se promener ;
Amie d’une amie : règles permanentes depuis la vaccination ; selon les rapports, de nombreuses femmes sont concernées (Der Standard, 8.7.2021) ;
Supérieur d’une amie à Innsbruck : hématomes sur tout le corps (ce sont les seuls à avoir été signalés) ;
Sœur d’une connaissance : maladie grave pendant 3 jours après la 2e vaccination Moderna, de sorte qu’elle ne veut certainement pas d’une 3e piqûre ;
Connaissances à Vienne : grand-mère dans une maison de retraite décédée peu après la vaccination, avec tout le service ( !), mais pas de déclaration par les médecins compétents, car ils pensaient qu’ils étaient morts du Covid-19 ;
Amis* au bord du lac de Constance : là aussi, un service complet est décédé dans la maison de retraite* – pas de déclaration, pas d’enquête !

Ces effets secondaires possibles n’ont pas été signalés pour différentes raisons, entre autres par peur des conséquences, par incrédulité quant au fait que cette « seule voie » (Sebastian Kurz, ORF, 22.9.2021) si massivement promue pourrait également avoir des inconvénients, par honte ou tout simplement parce qu’il n’y a pas d’énergie et d’attention pour la bureaucratie en raison du décès familial.

C’est la raison pour laquelle les systèmes de déclaration actifs fonctionnent à l’envers : ils se renseignent de manière ciblée auprès des médecins et des personnes vaccinées. Dans le cas de la variole, des études ont montré que le nombre d’effets secondaires pouvait être au moins 7,5 fois plus élevé (infosperber, 17.10.2021). Selon d’autres études, les effets secondaires sont trois à quatre fois plus fréquents dans la vie réelle que dans les études pharmacologiques. Le médecin suédois Sebastian Rushworth écrit : « Si les résultats des études d’autorisation de mise sur le marché et les données réelles divergent à ce point, la question se pose de savoir si nous pouvons leur faire confiance. Il serait tout à fait raisonnable de dire que toute « preuve » présentée par les groupes pharmaceutiques est si suspecte qu’elle devrait être rejetée directement, et que seules les études financées de manière indépendante devraient être utilisées comme base pour les décisions concernant les traitements médicaux ». (Rushworth, 19.7.2021).

8). Le pathologiste en chef de l’université de Heidelberg, Peter Schirmacher, parle d’un « nombre élevé de cas non déclarés » parmi les morts par vaccination, car très peu d’autopsies sont effectuées (aerzteblatt.de, 2. 8. 2021). Sur les 33 autopsies de personnes décédées après une vaccination qu’il a réalisées dans le cadre d’un projet, il a trouvé un lien avec la vaccination dans 30 à 40 pour cent des cas. Ces chiffres sont parfois fortement contestés par ses collègues*, mais tous s’accordent à réclamer davantage d’autopsies afin d’obtenir des données plus précises (infosperber, 19 octobre 2021).

9) Parfois des médecins* ont refusé de signaler des cas pour des raisons idéologiques. Une chanteuse d’opéra berlinoise est devenue incapable d’exercer sa profession suite à la vaccination. Le médecin qui l’avait vaccinée a refusé de faire une déclaration à l’Institut Paul-Ehrlich (Berliner Zeitung, 17. 9. 2021).

10) Il existe des précédents de campagnes de vaccination qui ont fait l’objet d’une publicité massive et qui se sont révélées être des erreurs par la suite : Le mal était plus grand que le bien – comme par exemple lors de la campagne de vaccination contre la grippe porcine, déclenchée par des personnes revenant du Vietnam aux Etats-Unis. Le gouvernement craignait un million de morts. 45 millions de citoyens américains se sont alors fait vacciner. Comme effet secondaire, quelques centaines de personnes ont souffert de paralysie, dont 25 sont décédées. En revanche, un seul patient est mort de la grippe porcine (« Profiteure der Angst », arte/NDR, 23.11.2009). L’acteur allemand Til Schweiger s’est fait vacciner inutilement, ainsi que ses filles, contre la grippe porcine ; en conséquence, l’une d’entre elles souffre désormais de narcolepsie (Marchart, « Une autre liberté », 9.9.2021).

11) Évaluation des bénéfices et des risques. Selon certaines analyses, le risque est plus grand que le bénéfice chez les personnes de moins de 30 ans – non pas parce que les dommages liés à la vaccination sont si fréquents, mais parce que les évolutions graves du Covid-19 sont si rares dans ce groupe d’âge (infosperber, 12.10.2021). J’ai certes la quarantaine et pas moins de 30 ans, mais ce n’est qu’une moyenne. Chez certains trentenaires, les bénéfices de la vaccination peuvent être supérieurs aux risques, et inversement, un quinquagénaire en forme peut avoir moins de risques de contracter le Covid-19 qu’un trentenaire obèse.

12) En raison de points d’interrogation persistants, certains vaccins ne font l’objet d’aucune recommandation ni autorisation. La Suède et la Finlande ont suspendu début octobre 2021 la vaccination avec le vaccin Covid-19 de Moderna pour les personnes de moins de 30 ans. Le Danemark n’utilise actuellement plus ce vaccin pour les moins de 18 ans. Une étude scandinave a montré un risque accru de myocardite chez les personnes de ce groupe d’âge après vaccination avec le vaccin Moderna (ORF, 6. 10. 2021) ((infosperber, 17. 10. 2021). En Suisse, le vaccin d’AstraZeneca n’a pas été autorisé parce que l’autorité d’homologation ne disposait pas de données suffisantes pour évaluer les avantages et les risques (Ärzteblatt 4.2.2021).

13). Certaines données originales des études d’autorisation concernant les effets de la vaccination sur les enfants sont encore sous clé et ne seront publiées que 24 mois après la fin des études ! (Professeur David Martin, Une autre liberté, 9.9.2021, min. 28).

14. Il est désormais scientifiquement bien établi que le système immunitaire naturel offre, après une maladie, une protection immunitaire beaucoup plus large et plus durable contre le virus du Sras-CoV-2 que la vaccination (Dorothee von Laer, ORF, 12.9.2021) (Gazit et al, Medrxiv Preprint, 25. 8. 2021) (Cho et al, Biorxiv, 30. 8. 2021) (Ivanova et al., medRxiv, 21. 4. 2021) (Dr. John Campbell, 2. 10. 2021) (Tagblatt, 20.10.2021). Christian Bogdan, membre de la STIKO, estime que « celui qui a subi une infection à coronavirus et qui s’en est bien sorti se retrouve certainement avec une réponse immunitaire plus large et plus stable qu’une personne vaccinée. En cas de contact avec le virus entier, la réponse immunitaire ne s’étend pas seulement à la protéine spike, mais aussi à d’autres composants du virus. Un plus large spectre de lymphocytes est activé ». (nordbayern.de, 29. 5. 2021). Compte tenu de cette situation, une vaccination n’a de sens que si l’immunité naturelle a été testée au préalable – non seulement sur les anticorps (de courte durée), mais aussi sur les cellules mémoires (de longue durée). Ce n’est que si les deux sont négatifs que la vaccination devrait être effectuée. Le fait que le discours politique occulte les personnes convalescentes et le système immunitaire naturel (pas de test avant la vaccination) ou les traite comme inférieurs en les « vaccinant par-dessus » me rend vraiment méfiant. Le récit officiel glorifie la vaccination et ignore le système immunitaire humain, qui a mis des millions d’années à se développer et à prouver son efficacité. Le fait que les personnes guéries soient désavantagées par rapport aux personnes vaccinées en raison de la règle des 2 G dans les boîtes de nuit viennoises était scientifiquement absurde (vienna.at, 24. 7. 2021). Le fait que l’on envisage maintenant d’exclure les personnes guéries d’une grande partie de la vie publique (1G), bien qu’elles disposent d’une meilleure protection immunitaire que les personnes vaccinées, ébranle ma confiance non seulement dans les droits fondamentaux, mais aussi dans les compétences du gouvernement en matière de santé. Mon impulsion à suivre inconsidérément sa recommandation en est d’autant plus faible.

15) L’immunité collective avec une (forte) part d’immunité naturelle est plus fiable et plus durable que dans une population entièrement vaccinée. Christian Bogdan, membre de la STIKO, estime que « l’on pourrait même se demander si le fait de subir une infection dans des groupes d’âge qui ne présentent qu’un risque extrêmement faible d’évolution grave ne serait pas même un avantage » (nordbayern.de, 29. 5. 2021). Lavine et al. écrivent : « La vaccination des enfants pourrait augmenter la fréquence des grandes épidémies saisonnières et entraîner une morbidité et une mortalité générales liées au virus » (Lavine et al., BMJ, 13. 5. 2021). La vaccination des groupes non à risque affaiblit l’immunité collective et augmente le risque général de mortalité. Le pédiatre Martin Hirte écrit : « Vacciner des groupes d’âge qui ne présentent pas de risque pertinent de maladie (enfants, jeunes adultes en bonne santé) est probablement une énorme erreur. On empêche toute une génération de s’immuniser de manière fiable et durable, et aussi de se protéger largement contre les mutations ». (Martin Hirte, blog en cours). Les anticorps variant d’une personne à l’autre, la formation et la propagation des mutations sont également entravées, car le virus ne « sait » plus du tout dans quelle direction il doit muter (Martin Hirte, blog en cours). Un virus sauvage qui continue à circuler est en outre utile du point de vue de l’écologie sanitaire : il rafraîchit continuellement l’immunité des personnes guéries et vaccinées, ce qui fait du SRAS-CoV2 un virus qui, comme beaucoup d’autres virus, provoque des rhumes inoffensifs pendant le semestre d’hiver. Durant la période de transition entre la pan-épidémie et l’épidémie, il convient toutefois de protéger tout particulièrement les groupes à risque, notamment par la vaccination.

16) La vaccination n’offre qu’une protection d’environ 180 jours, car elle entraîne en premier lieu la production d’anticorps – de courte durée -. Leur courte durée de vie est liée au fait que leur production est coûteuse en énergie pour le corps. Or, le système immunitaire se compose de plusieurs dimensions « économisant l’énergie » et se répartissant le travail. Les cellules mémoires B et T en sont une autre. Celles-ci « mémorisent » les virus, même pendant de nombreuses années, et lorsque ceux-ci reviennent, les cellules mémoires produisent entre autres des anticorps frais – car ce serait du « gaspillage » de produire des anticorps en permanence lorsqu’il n’y a justement pas de contact avec un virus. L’effet secondaire – ou leur intention principale, c’est une question ouverte – est que les groupes pharmaceutiques font des affaires régulières et extrêmement rentables. En raison de la courte durée d’efficacité du vaccin, l’Autriche – avec 8 millions d’habitants* – a acheté 42 millions de doses de vaccin (ORF, 5.5.2021). L’UE – avec 448 millions d’habitants – a acheté jusqu’à présent 4,6 milliards de doses de vaccin (euobserver, 4.11.2021). Ces chiffres gigantesques affaiblissent encore ma confiance : à quel point l’effet de la vaccination doit-il être insoutenable pour que l’UE achète plus de dix doses de vaccin par habitant* en réserve ? De plus, ces chiffres prouvent une fois de plus que le gouvernement fait ses calculs sans les personnes guéries – celles-ci n’auraient même pas besoin d’être vaccinées. Et elle me rappelle l’annonce faite par Bill Gates au printemps 2020 : « We will vaccinate seven billion people ». – à l’indicatif et à la première personne plurielle ! (Tagesschau, 12.4.2020) J’avais déjà critiqué cette déclaration à l’époque (Felber, Youtube, 12.5.2020). Il existe manifestement des cercles dont l’objectif affiché est de vacciner tout le monde – indépendamment du fait qu’ils le veuillent ou non ; indépendamment du fait qu’ils en aient besoin ; et indépendamment du fait qu’il y aura peut-être bientôt un médicament aussi efficace, voire plus efficace, contre le Sras-CoV-2.

17) L’efficacité de la vaccination peut être présentée de différentes manières. Les scientifiques font la distinction entre la réduction relative du risque (RRR) et la réduction absolue du risque (ARR). Une équipe d’auteurs* écrit dans « The Lancet » : « Selon la manière dont l’effet est présenté, on obtient une image très différente ». L’ARR prend en compte le risque d’être infecté par le Covid-19 en prenant en compte l’ensemble de la population, au lieu de comparer uniquement l’évolution de la maladie avec et sans vaccination (RRR). Les auteurs* écrivent : « Les ARR sont généralement ignorés parce qu’ils donnent un impact nettement moins impressionnant que les RRR : 1,3% pour la vaccination d’AstraZeneca-Oxford, 1,2% pour Moderna-NIH, 1,2% pour J&J, 0,93% pour Sputnik V/Gamaleya, et 0,84% pour Pfizer-BioNTech ». (Olliaro et al., The Lancet, 20.4.2021).

18) Des études récentes montrent que la vaccination a) ne protège pas contre l’infection b) ni de manière sûre contre la maladie grave et c) la mort – et d) ne protège pas non plus contre la contamination d’autres personnes (infectiosité).
Dans six États américains – Californie, Colorado, Massachusetts, Oregon, Utah, Vermont et Virginie – entre 18 et 28 pour cent des personnes nouvellement infectées étaient vaccinées en août, leur part parmi les personnes hospitalisées est de 12 à 24 pour cent (New York Times, 17. 8. 2021). Début septembre 2021, Israël avait le taux d’infection le plus élevé au monde malgré une couverture vaccinale élevée (swprs 2.9.2021, The Times of Israel, 14.9.2021). En Allemagne, les statistiques ne sont que partiellement pertinentes : si les personnes vaccinées ne présentent aucun symptôme de maladie, cela n’est pas officiellement considéré comme une « percée vaccinale » et n’entre pas dans les statistiques (RKI, 2.9.2021). Les personnes vaccinées sont également beaucoup moins souvent testées que les personnes non vaccinées. Par conséquent, les infections chez les « vaccinés » et les « non vaccinés » ne sont pas statistiquement comparables. Pourtant, à l’été 2021, le taux ainsi mesuré d’échec de la vaccination chez les patients* Covid-19 de plus de 60 ans était de 40 pour cent, et de 18 pour cent chez les 18-59 ans (RKI, 1.9.2021). Le récit de la « pandémie des non vaccinés » ne tient pas la route. Les résultats les plus absurdes proviennent actuellement de Grande-Bretagne : Au cours des semaines 37 à 40, les taux d’infection (pour 100.000 personnes) étaient plus élevés chez les personnes entièrement vaccinées que chez les personnes non vaccinées. Dans ma cohorte d’âge, le risque d’infection était même deux fois plus élevé (UK Health Security Agency, COVID-19 vaccine surveillance report Week 41, 14.10.2021). Au vu de ces chiffres, il serait peut-être même orresponsable de me faire vacciner.
En ce qui concerne les hospitalisations pour 100.000 personnes, il existe des chiffres provenant de la Grande-Bretagne pour les semaines 38-41. Chez les 18-29 ans, 1,3 personnes sur 100.000 ont dû être hospitalisées parmi les personnes doublement vaccinées vs. 5,9 parmi les non vaccinés (facteur 4,5) ; chez les 40-49 ans (ma cohorte d’âge), ce chiffre était de 6,5 vs 27,4 (facteur 4,2) ; chez les 60-69 ans, 12,8 vs 44,5 (facteur 3,5) et chez les > 80 ans, 53,4 vs 106,7 (facteur 2). Ces chiffres confirment que la vaccination protège actuellement contre les formes graves de la maladie, mais seulement d’un facteur 2 à 4,5 (UK Health Security Agency, Week 42/2021, p. 14).
Concernant les décès : En Suisse, depuis juillet, près de 25 % des personnes décédées du Covid-19 sont doublement vaccinées (Neue Zürcher Zeitung, 23.8.2021). En Grande-Bretagne, au cours des semaines 38-41, pour 100.000 habitants*, parmi les 18-29 ans doublement vaccinés, 0,1 personne est décédée vs 0,3 personne parmi les non vaccinés (facteur 3) ; chez les 40-49 ans, 0,5 vs. 2 (facteur 4) ; chez les 60-69 ans, 4,2 vs 19,5 (facteur 4,6) et chez les > 80 ans, 45,7 vs 117 (facteur 2,5) (UK Health Security Agency, Week 42/2021, p. 15). Là encore, la vaccination protège dans une certaine mesure contre les infections à Covid-19 mortelles, mais seulement cela : dans une certaine mesure. En Allemagne, par exemple, l’acteur populaire Wilfried Dzaiallas est mort de Corona après avoir été doublement vacciné (focus.de, 25.9.2021), et aux États-Unis, l’ex-secrétaire d’État Colin Powell (ORF, 18.10.2021).

En ce qui concerne la charge virale, les différences entre les personnes infectées et vaccinées s’estompent également (The Guardian, 28.10.2021). La vaccination ne produit pas d’anticorps dans la salive ou sur la muqueuse de la gorge. Les personnes vaccinées peuvent donc porter le virus en elles et le transmettre sans le savoir (mdr, 6.5.2021). Selon une étude récente menée en Hollande, la charge virale est comparable : Alors que 85 pour cent des personnes infectées non vaccinées étaient contagieuses, ce chiffre était de 68 pour cent chez les personnes vaccinées – ce n’est pas une grande différence (scienceORF, 25.8.2021) – en tout cas pas une différence qui justifierait une discrimination ou une croyance aveugle dans la vaccination. Christian Drosten le confirme : « Mais on n’a justement pas une bonne protection contre la transmission. C’est bien sûr la grande charge que la politique de tous les pays, et notamment de l’Allemagne, devra négocier dans les semaines à venir ». (ndr, 28.9.2021).

19) 88,3 milliards d’euros ont été investis par les gouvernements dans le monde entier en 2020 dans les vaccins Covid-19 (businesswire, 11.1.2021). Cela représente environ neuf pour cent du chiffre d’affaires mondial de la pharmacie cette année-là (statista.com, 10.9.2021). Pfizer a réalisé un bénéfice de 10,4 milliards de dollars US au 1er semestre 2021 (Pfizer 2021). BioNTech a réalisé un bénéfice de quatre milliards d’euros au 1er semestre 2021. C’est trop en termes de profit et de puissance économique. Malgré cela, BioNTech/Pfizer ont augmenté leurs prix de 25 % à la mi-2021 (Wirtschaftswoche, 13.9.2021). Ces données n’encouragent pas la confiance.

20) Ce que je ne comprends pas, c’est que si la santé publique est l’objectif, pourquoi les gouvernements soutiennent-ils d’abord la recherche de profit des multinationales en leur accordant des subventions de plusieurs milliards, sans décréter ensuite des brevets obligatoires pour que toutes les personnes qui le souhaitent puissent être vaccinées dans la mesure du possible ? Dans la plupart des pays, il n’y avait pas de brevets en médecine jusque dans les années 1970, dans des pays comme l’Inde jusqu’à l’adhésion à l’OMC en 1995, parce que la santé était considérée comme un droit de l’homme. Même dans le droit de l’OMC, la « licence obligatoire » est prévue pour les cas d’urgence. Je pose la question suivante : si une pandémie comme celle que nous connaissons actuellement ne constitue pas une urgence, qu’est-ce qui serait un cas d’urgence ? La logique voudrait qu’en cas de pandémie, le droit des brevets soit automatiquement suspendu, sinon il en résulterait une incitation fatale à s’enrichir aux dépens de la collectivité en cas de pandémie – en influençant les paramètres des procédures d’autorisation ou directement la déclaration d’une pandémie. Des incohérences comme celles-ci ébranlent ma confiance dans la manière de procéder des gouvernements. S’ils peuvent être influencés par le lobby pharmaceutique sur certains aspects sensibles, pourquoi ne le seraient-ils pas sur d’autres ?

21) Les groupes pharmaceutiques à but lucratif sont régulièrement impliqués dans de graves affaires criminelles et sont condamnés par la justice. Dernièrement, le fabricant de vaccins Johnson & Johnson a conclu un accord avec trois distributeurs de produits pharmaceutiques, pour lequel ils paieront ensemble 26 milliards de dollars, J&J à lui seul cinq milliards de dollars. Contexte : entre 1999 et 2019, environ un demi-million de personnes ont été tuées aux Etats-Unis par des surdoses d’analgésiques sur ordonnance et de drogues illégales (ORF, 5.9.2021). A titre de comparaison : depuis le début de la pandémie jusqu’à la mi-octobre 2021, 720.000 personnes sont officiellement décédées aux Etats-Unis à cause du Covid-19 (ourworldindata.org, 16.10.2021).
Pfizer a déjà été condamné en 2009 dans « la plus grande affaire criminelle de l’histoire de la santé » à l’amende la plus élevée jamais infligée pour un crime : 1,2 milliard de dollars américains. Avec d’autres pénalités et frais de règlement, l’entreprise a payé au total 2,3 milliards de dollars US – pour fraude sur l’autorisation et l’utilisation de l’anti-inflammatoire Bextra, de l’antipsychotique Geodon, de l’antibiotique Zyvox et de l’antiépileptique Lyrica (The United States Department of Justice, 2.9.2009). L’un des principaux contractants des Etats a ainsi été en 2009 le plus grand criminel de l’histoire criminelle des Etats-Unis. Le procureur général Tom Perrelli avait commenté que cette condamnation était une « victoire du public sur ceux qui cherchent à faire du profit en fraudant ». (The Guardian, 2.9.2009)

Et ce n’était pas le seul cas, loin s’en faut. 10.000 femmes ont porté plainte contre Pfizer pour le Prempro, un médicament contre le cancer du sein, et Pfizer a payé un milliard de dollars américains en 2012 pour des règlements. 3.000 autres patientes* ont porté plainte contre l’entreprise concernant le psychotrope Chantix, dont beaucoup avaient des pensées suicidaires suite à la prise de ce médicament. En 2012, Pfizer a réservé 288 millions de dollars américains pour le litige. En 2013, Pfizer a payé 55 millions de dollars US pour un règlement concernant Protonix. Avec Depo-Testosterone, Pfizer a été impliqué dans un scandale concernant les thérapies à base de testostérone, dans lequel 25.000 personnes au total ont porté plainte. D’autres plaintes ont été déposées concernant Effexor, Zoloft, Eliquis et Lipitor (drugwatch.com, 17. 10. 2021). En 1996, onze des 200 enfants qui avaient pris le Trovan, un médicament contre la méningite, sont morts au Kenya. Après de longs procès, quatre familles d’enfants décédés ont reçu un dédommagement de 700.000 USD au total. En outre, Pfizer a versé 35 millions de dollars US à un fonds de santé local (BBC, 11.8.2011).

Je m’arrête là, mais je pense que les exemples donnés montrent clairement la force de l’énergie criminelle qui se cache dans ces groupes pharmaceutiques axés sur le profit, et je trouverais tout à fait irresponable de faire aveuglément confiance à leurs nouveaux produits.

22) La recherche sur le gain de fonction, dont l’objectif est de rendre les virus plus infectieux et plus mortels, c’est-à-dire de développer des armes biologiques, devrait être considérée comme un acte criminel et être bannie et interdite dans le monde entier, comme le développement d’armes nucléaires. Des accidents de laboratoire se sont déjà produits à maintes reprises jusqu’à présent, un seul peut déclencher une pandémie mondiale. Je me demande pourquoi les ministres de la santé restent pratiquement inactifs dans ce domaine et ne discutent même pas du sujet, alors que ce type de recherche menace au plus haut point la santé de l’humanité et que, en décembre 2013 déjà, pas moins de 56 scientifiques*, dont trois lauréats du prix Nobel, ont publiquement appelé la Commission européenne à agir (Roland Wiesendanger, Université de Hambourg, 18.2.2021).

L’EMA se dit financée à 86% par des entreprises du secteur pharmaceutique (EMA 2021). La Bill & Melinda Gates Foundation a financé l’OMS à hauteur de 230 millions de dollars en 2018 (États-Unis : 280 millions, Commission européenne : 75 millions) et de 375 millions de dollars en 2020 (États-Unis : 108 millions, Commission européenne : 243 millions) (OMS, 9.5.2019 et 7.5.2021). Une seule fondation privée s’engage à hauteur de plusieurs fois la contribution des Etats-Unis et de la Commission européenne ? Je ne me sentirais bien qu’avec une indépendance totale des autorités publiques de contrôle et de pilotage dans le domaine de la santé.

24) Le fabricant du produit est habituellement responsable (loi sur la responsabilité du fait des produits, loi sur les médicaments, code civil). « Toutefois, dans les contrats conclus entre l’UE et les fabricants de vaccins, les États contractants se sont engagés à prendre en charge les coûts si un fabricant devait être tenu responsable de dommages liés à la vaccination » (BR24, 25.8.2021). Je me demande comment cela est possible. Ce n’est pas seulement injuste et inéquitable, c’est aussi une moquerie de l’État de droit – à quoi servent les lois susmentionnées ? Le fait que les contrats soient en partie secrets est, en outre, dérangeant. Cela ne correspond pas du tout à l’appel chronique à la solidarité, à la santé et à l’intérêt général lancé par les gouvernements. Dans le contrat divulgué avec l’Albanie, on peut lire que a) le secret doit être maintenu pendant 10 ans ; b) l’Etat doit prendre en charge tous les frais juridiques en cas de dommages liés à la vaccination ; c) l’acceptation est garantie même si des médicaments efficaces sont mis sur le marché (infosperber, 8.8.2021). De telles transactions douteuses n’inspirent pas confiance. Le fait que cinq députés européens demandent actuellement la publication des contrats devant la Cour de justice européenne (euobserver, 4.11.2021) parle de lui-même.

25 Pfizer se trouve dans un paradis fiscal néerlandais, Capelle aan den Ijssel, où elle a réalisé un chiffre d’affaires annuel d’environ 40 milliards de dollars et un bénéfice net annuel de près de 14 milliards de dollars au cours des dix dernières années et où elle n’est imposée qu’à hauteur de 5 à 6 pour cent. Des milliards de recettes fiscales échappent ainsi à la collectivité (NL Times, 11.5.2021). Celui qui agit de manière aussi diamétralement opposée au bien commun perd ma confiance à tous les niveaux. Ma conception de la santé est tout autre, et je me représente les soins et la politique de santé autrement que centrés sur les groupes pharmaceutiques.

L’exemple du médecin Jonas Salk, qui a mis au point le vaccin contre la poliomyélite et l’a offert à la collectivité, montre qu’il pourrait en être tout autrement. Lorsqu’on lui a demandé à qui appartenait le brevet, il a répondu : « Well, the people, I would say. Il n’y a pas de brevet. Could you patent the sun ? » (NYT, 25.11.1990) (Youtube, 30.1.2013). Ne serait-ce pas la solution la plus solidaire qui soit ?

27) Où en sont les médicaments ? Bien que j’aie entendu parler de plusieurs thérapies efficaces, on n’en parle pratiquement pas dans les médias dominants. Ce n’est que récemment qu’un médicament de Merck a fait l’objet de discussions. Voici des exemples d’autres médicaments dont on n’a que très peu entendu parler.

Artémisinine : utilisation de thé à Madagascar, le taux de mortalité est 50 fois inférieur à celui de l’UE – pourquoi n’en parle-t-on pas longuement et largement (Felber, Corona-Tagebuch, 18.8.2021) ?

Ivermectine : le développeur* de la substance active contre divers parasites avait reçu le prix Nobel de médecine pour cette substance. En Inde, l’ivermectine a été utilisée avec succès (The Indian Express, 12.5.2021). J’ai moi-même entendu dire par un hôpital confessionnel de Munich qu’ils utilisaient l’ivermectine avec succès. Le docteur Tess, médecin et conseillère en santé pour les autorités sanitaires nationales et l’OMS, a rassemblé 27 études sur l’ivermectine dans une méta-étude, avec des résultats très clairs (Dr. Tess, 9. 1. 2021). D’autres experts* sont arrivés à des conclusions très différentes après avoir examiné 14 études (Popp et al., Cochrane Review, 28.7.2021). Apparemment, une lutte acharnée fait rage en arrière-plan, qui n’a actuellement abouti à aucune recommandation de la part des autorités sanitaires, l’Agence européenne des médicaments EMA met en garde contre l’utilisation en dehors des études cliniques (EMA, 22.3.2021). J’espère que l’EMA agit ici de manière totalement indépendante. Outre la dépendance financière vis-à-vis des groupes pharmaceutiques (point 23), il existe également des liens personnels avec le lobby pharmaceutique – ainsi, l’actuelle présidente de l’EMA, Emer Cooke, a été de 1991 à 1998 manager à l’EFPIA, l’organisation européenne de lobbying de l’industrie pharmaceutique (y compris AstraZeneca, Pfizer, Johnson & Johnson, Merck, GSK, Sanofi) (EMA, 31.10.2021).

Le RKI énumère au total 25 médicaments qui entrent en ligne de compte ou sont en discussion pour le traitement du Covid-19. Parmi eux, 16 ne sont pas du tout autorisés (dont l’ivermectine, l’hydroxychloroquine ou la vitamine D) et sept ne le sont que partiellement ; l’artémisinine n’apparaît pas du tout. Seuls deux médicaments – la dexaméthasone et le remdesivir – sont autorisés (RKI, 20.10.2021). L’approche très restrictive par rapport aux vaccins est ici frappante. Au lieu de procéder à un large balayage et de discuter publiquement, on mise presque exclusivement sur la vaccination. Comme nous l’avons écrit, 88,3 milliards d’euros de recettes fiscales ont été investis dans la vaccination, contre 4,7 milliards d’euros dans le développement de médicaments (businesswire, 11.1.2021).

Détail important dans ce contexte : la condition pour l’autorisation conditionnelle des produits à ARNm est qu’il n’existe « aucun médicament approprié de manière optimale » (AGES, 17. 10. 2021). Je ne peux pas juger si c’est là l’arrière-plan de la violente dispute sur l’ivermectine. Ce qui est certain, c’est que du point de vue des groupes de vaccination, le fait qu’il n’y ait officiellement aucun médicament efficace contre le Covid-19 n’est pas seulement un avantage, mais aussi un facteur décisif dans le jeu – il n’y aurait alors pas d’autorisations provisoires.

28) Qu’en est-il des vaccins traditionnels (avec du matériel viral mort) ? Jusqu’à présent, les vaccins inactivés des deux entreprises pharmaceutiques chinoises Sinopharm et Sinovac ont reçu une autorisation d’urgence de l’OMS (dw.com, 16. 9. 2021), une demande de Sinovac est en attente auprès de l’EMA. L’entreprise autrichienne Valneva est également en train de développer un vaccin mortuaire (?) contre le Covid-19 et espère obtenir une autorisation de mise sur le marché européen au cours du premier semestre 2022 (ORF, 7. 9. 2021). En principe, je pourrais m’imaginer cela. Quoi qu’il en soit, je préférerais une vaccination par substance morte à une technologie à ARNm. La ligne du gouvernement de procéder à des vaccinations de rappel exclusivement avec des substances ARNm (ORF, 17. 8. 2021) renforce à nouveau ma méfiance. Pourquoi ne pas diversifier, pourquoi tout miser sur une seule carte ?

29) L’argument de la protection d’autrui ne me paraît pas pertinent. Car si la vaccination est « la seule solution », alors les personnes vaccinées sont protégées. Et il n’y a pas lieu d’importuner ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne veulent pas se faire injecter ce produit pharmaceutique dans le corps. Quelle logique y a-t-il à pousser la population vers la « seule solution » par la discrimination et la restriction des droits fondamentaux et à la faire chanter par des tracasseries, tout en faisant si peu confiance à cette solution elle-même que les personnes non vaccinées doivent être vaccinées pour protéger les personnes vaccinées ? C’est une erreur de logique embarrassante, de telles erreurs surviennent lorsque les politiciens* changent leurs objectifs. Si, au début de la pandémie, il était dit sans ambiguïté que la pandémie serait terminée lorsque toutes les personnes qui le souhaitaient auraient été vaccinées, il s’agit désormais de quelque chose de complètement différent – ce qui, par définition, déclenche des contradictions : il ne s’agit ni d’une libre décision de vaccination ni de la protection d’autrui, mais d’un taux de vaccination aussi élevé que possible – et toujours plus élevé. Dans ce cas, les exploitants devraient honnêtement le (re)formuler ainsi. (Cela déclencherait toutefois des questions subséquentes, ainsi que d’autres doutes).

Vacciner pour protéger les personnes vaccinées (!) ne peut en tout cas pas être un argument sérieux. Seule une logique « à quatre coins » aurait un sens conditionnel : La vaccination n’a pas du tout l’effet promis, c’est pourquoi les personnes vaccinées doivent également être protégées contre l’infection – par des personnes non vaccinées. Mais comme nous l’avons vu au point 18d, la charge virale et l’infectiosité des personnes non vaccinées et des personnes vaccinées sont à peu près les mêmes, ce qui rend également caduc cet argument construit à plusieurs angles. Mais cela rend l’argument de la protection extérieure nul et non avenu.

30) En y regardant de plus près, l’argument se retourne à nouveau : le nombre de « personnes non protégées » (ni vaccinées ni guéries) pourrait être si important qu’il pourrait – à lui seul – entraîner une surcharge de l’infrastructure de santé. Outre la question, à laquelle le gouvernement n’a pas répondu, de savoir quelle proportion de la population est immunisée – on ne connaît que les personnes vaccinées et non les personnes guéries – ce nouvel argument pose d’abord une question : les personnes non vaccinées contre le Covid-19 sont-elles les seules à pouvoir avoir besoin d’un lit de soins intensifs ? Bien sûr que non. Sont-elles les seules à pouvoir prétendre à un lit de soins intensifs de manière injustifiée ? Selon le récit officiel, oui. Ils sont les seuls à être discriminés et stigmatisés pour cette raison. Mais les lits de soins intensifs ne sont-ils pas tout aussi « non solidaires » et « irresponsables » de la part de : Les fumeurs* à la chaîne, les amateurs de schnitzel, les drogués de McDonald’s, les accros au Coca-Cola et au Red Bull, les parapentistes, les grimpeurs* libres et les millions d’usagers de la route motorisés* ? Pourquoi ne s’agite-t-on pas contre eux de la même manière ? Ou contre les personnes qui ne sont pas vaccinées contre la grippe ou le VPH et qui se retrouvent aux soins intensifs ? Certains lits de soins intensifs sont même occupés par des personnes entièrement vaccinées contre le Covid-19, mais ces personnes n’étaient ni non solidaires ni irresponsables du fait de leur vaccination – peu importe dans quelle mesure elles ont mis leur santé en danger et affaibli leur système immunitaire avant la vaccination.

Mon point de vue est le suivant : tous ensemble sollicitent – et le cas échéant surchargent – les unités de soins intensifs, dans des proportions variables. Choisir un seul groupe (qui se fait actuellement pointer du doigt) et le rendre responsable de la surcharge de travail relève moins d’une politique de santé cohérente que d’une stratégie de bouc émissaire.

Exiger la « solidarité » d’un seul groupe de personnes concernées et pas de tous les autres n’est ni logique ni juste. La solidarité au sens d’éviter collectivement la surcharge des services de soins intensifs est d’une part exigée de nous tous. La contribution individuelle peut consister à fumer moins, à se nourrir plus sainement, à éviter le surpoids ou les sports à risque, à troquer sa voiture contre un vélo ou à se faire vacciner contre la grippe, le Covid-19 ou le HPV, à prendre des médicaments ou à garder ses distances, etc. Chaque contribution compte, et même ceux qui n’en font aucune ne perdent ni les droits fondamentaux ni l’égalité de traitement.

D’autre part, la solidarité peut consister à augmenter le nombre de lits de soins intensifs ou de lits de ventilation invasive. Les pays industrialisés les plus riches ont eu un an et demi pour le faire. On peut se demander pourquoi cette partie de la responsabilité publique n’a pas eu lieu. En Allemagne, il y a actuellement 4000 lits de soins intensifs en moins (ORF, 26.10.2021) – c’est hautement irresponsable ! Pourquoi n’a-t-on pas profité du début de la pandémie, du choc du lockdown, pour former immédiatement et massivement le personnel de santé, récupérer le personnel soignant épuisé ou parti à la retraite (avec de bonnes conditions) et augmenter le nombre de lits – pour faire face à la menace d’une situation exceptionnelle ? Comment expliquer que l’État, qui s’est montré prêt à tout : à restreindre les droits fondamentaux, à imposer un shutdown à l’économie, à accorder des milliards d’aide aux personnes touchées par les mesures (alors que les dépenses militaires augmentent), n’ait pas réussi à améliorer l’équipement en lits des hôpitaux ? Or, c’est justement le nombre prétendument limité de lits qui est utilisé comme dernier argument choc pour justifier le fait que la pandémie n’est pas terminée malgré la vaccination pour tous ceux qui le souhaitent, et que les restrictions des droits fondamentaux et la discrimination se poursuivent allègrement. Le principe devrait s’appliquer : Ce ne sont pas les droits fondamentaux qui s’adaptent à une infrastructure limitée, mais l’inverse : l’infrastructure est augmentée de manière à ce que les droits fondamentaux restent protégés !

Au lieu de cela, on sonne l’hallali sur un bouc émissaire : Les responsables de la situation sont les « réfractaires à la vaccination », les « procrastinateurs & hésitants » qui provoquent une « pandémie de non-vaccinés », et malheureusement souvent en insinuant directement et en dénigrant en bloc : les « anti-vaccins » d’extrême droite et conspirationnistes. La diffamation et l’exclusion d’une minorité n’est pas une action de solidarité, mais une action de diviser pour mieux régner, exactement ce qui vient habituellement de la « droite ».

Solidarité vient de « solidus » et signifie « tenir ensemble », et non pas diviser (laisser diviser).

Aujourd’hui, on considère comme « solidaire » celui qui est d’accord avec le gouvernement (et l’industrie pharmaceutique). Est « non solidaire » celui qui remet en question ce récit et cette politique, les critique ou propose des alternatives.

Sous le titre de « solidarité », on divise aujourd’hui : Tu es faux et non solidaire puisque tu ne te fais pas vacciner ; moi, je suis juste et solidaire puisque je me fais vacciner !

De mon point de vue, solidaire et « de gauche » : Peu importe que tu sois vacciné ou non, tu as raison, tu conserves ta dignité, tes droits fondamentaux et tu ne seras pas discriminé.

De manière surprenante, de nombreux « gauchistes » et « écologistes » sont en train de redessiner la ligne démocratique de base dans la pandémie : elle passe depuis peu entre les personnes vaccinées (« juste ») et les personnes non vaccinées (« faux »). Jusqu’à présent, la ligne rouge se situait entre la protection des droits fondamentaux et l’égalité de traitement (« gauche ») et la restriction des droits fondamentaux et la discrimination (« droite »). La pandémie a manifestement bouleversé le spectre politique.

Or, c’est précisément lorsqu’il n’y a pas de consensus sur la conception de la santé, la proportionnalité des dangers imminents et les solutions, qu’une minorité ne doit pas être contrainte de se soumettre à la majorité – et contrainte de se mettre en danger ou de s’automutiler (de son point de vue, qui doit être respecté) contre sa volonté et au mépris de ses droits fondamentaux. La non-discrimination et les droits fondamentaux sont les derniers ancrages de la démocratie. Ils doivent justement tenir en cas de crise et de doute.

Le gauchiste « assermenté » Ortwin Rosner a résumé ce qu’est la « justice » – et donc aussi la solidarité – dans une expérience de pensée lucide inspirée de John Rawls (Rosner, derstandard.at, 7.10.2021). Ceux qui défendent actuellement la discrimination et les restrictions des droits fondamentaux (ne serait-ce qu’un effet secondaire de leur politique de santé, qui n’est pas partagée par d’autres) pourraient changer de perspective et se demander s’ils maintiendraient toujours leur position dans une situation inverse : Supposons que, contrairement à tous les espoirs et pronostics, la vaccination entraîne tout de même des effets à long terme répandus avec des hospitalisations, ce que personne ne peut exclure, raison pour laquelle il faudrait sérieusement y réfléchir dès maintenant : ceux qui auraient alors pris la « mauvaise » décision, parce que leur choix personnel alourdirait/surchargerait le système de santé (même si c’est tout aussi involontaire que ceux qui ne se font pas vacciner), devraient-ils également être exclus du traitement, transférés dans une tente de triage sur le parking devant l’hôpital et peut-être même devoir payer eux-mêmes les frais de traitement ? Très concrètement, ceux qui ne font pas partie des groupes à risque, au sens où leur cohorte d’âge n’est pas soumise à un risque de mortalité (significativement) plus élevé que celui de la grippe, et dont le risque de contracter le Long Covid n’est pas (significativement) plus élevé que celui de contracter la Long Influenza ?

Si l’on s’en tenait à la directrice de la santé zurichoise Natalie Rickli et à sa conception de la « responsabilité individuelle », les personnes vaccinées devraient signer une directive de patient* selon laquelle elles renoncent à un traitement de santé et à un séjour à l’hôpital si celui-ci devait être nécessaire en raison des conséquences à long terme de la vaccination : « Ce serait une véritable responsabilité individuelle ». (Blick, 1.9.2021).

En tant que « gauchiste » (une attribution fréquente, je n’utilise en principe pas ce schéma de classification), je serais en revanche tout aussi favorable à la solution solidaire que l’inverse : celui qui subit une telle malchance n’est ni « blâmé », ni « gazé », ni « annulé », ni traité différemment, ni prié de passer à la caisse.

Au lieu de cela, nous nous préparons enfin, en tant qu’État-providence solidaire, à une telle situation d’urgence et construisons un lit de soins intensifs par tranche de 10.000 à 20.000 habitants* (villes de la taille d’Eisenstadt, Amstetten, Hallein, Kufstein ou Bregenz en Autriche ; ou Traunstein, Montabaur ou Prenzlau en Allemagne) à chaque année de persistance de la pandémie. Un lit par ville de cette taille. Dans ce cas, nous aurions déjà en Autriche, 1,5 an après le début de la pandémie, 890 à 1.345 lits de soins intensifs supplémentaires. En Allemagne, ce serait 8.000 à 12.000 lits supplémentaires – au lieu de 4.000 de moins. C’est un effort important, mais c’est un moindre mal par rapport aux mesures prises jusqu’à présent en cas de pandémie et à leurs conséquences (16 auteurs*, Covid-19 mettre en proportion).

L’avantage : toutes les mesures coercitives et discriminatoires pourraient prendre fin.

Concernant l’argument selon lequel ce n’est pas l’argent mais le personnel soignant qui constitue le goulet d’étranglement : avant la pandémie déjà, des milliers de soignants ont donné leur démission en raison de la charge de travail insupportable, des mauvaises conditions de travail et de la situation inhumaine qui en résulte pour de nombreuses personnes nécessitant des soins. On pourrait s’adresser à eux avec un programme de reprise attractif : temps de travail nettement réduit, meilleure rémunération, pas de vaccination obligatoire (les patients* qui ne peuvent pas se faire vacciner sont traités par des personnes vaccinées volontairement) et développement décentralisé de l’infrastructure, afin de rendre les dernières années de vie plus dignes pour de nombreuses personnes et aussi pour être prêt à affronter des périodes de crise comme celle-ci.

Conclusion : j’ai de bonnes raisons de ne pas me faire vacciner contre le Covid-19 actuellement. Je continue à m’informer activement et j’apprends tous les jours. Et j’aimerais beaucoup rester en contact avec les personnes qui ont des opinions différentes. Sans violence. Sans discrimination. Et sans porter atteinte à mes droits fondamentaux. C’est en cela que je reconnaîtrais une démocratie stable.

PS : Le jour où j’ai terminé ce texte, le Covid-19 m’a frappé. Sept jours plus tard, j’ai guéri, sans médecin*, sans hôpital, sans médicaments – à part de nombreuses infusions d’artémisia. Si je n’avais pas su, grâce aux tests, que c’était le Covid-19, je n’aurais pas distingué cette semaine d’autres refroidissements ou infections grippales. Maintenant que je suis rétabli, je contribue sans le savoir plus à l’immunité collective qu’une personne vaccinée* et je n’ai pas coûté un centime à l’État en impôts.

En collaboration avec les auteurs* de « Covid-19 en proportion » et 23 autres initiatives dans les domaines de la santé, de la science et de la société, Christian Felber a participé au plaidoyer « 12 étapes pour sortir de la crise de Corona ».

* Note de la rédaction : certains lecteurs nous ayant fait remarquer que cette citation était erronée : la citation n’est pas tombée telle quelle, mais fait partie de « l’expérience de pensée » introduite par l’auteur dans le paragraphe précédent. Nous vous prions d’excuser la confusion qui a pu en résulter. »

Et
Assange
?