antiCapitalisme

J’essaie d’utiliser avec parcimonie les mots « anticapitalisme », « rébellion », etc.
Ce vocabulaire m’apparaît comme un pis-aller – certes pertinent, mais hélas limité – pour exprimer une quête qui ne porte pas de nom généralement admis.

Le mot central de notre condition humaine serait, selon moi : PEUR.
C’est parce que l’on est peureux (et paresseux !) que l’on est favorable au capitalisme du 21ème siècle, comme l’on aurait pu être favorable à l’Inquisition en son temps.
Et c’est parce que nous sommes aussi anxieux que timorés que nous peinons à nous en dégager.
Nous avons absolument besoin d’une sécurité de base ; et, pour l’assurer, nous prenons « ce qui se présente », ce qu’il y a dans le grand magasin dont l’école fait la promotion, génération après génération.

Ce serait donc en construisant une meilleure sécurité de base que nous progresserions dans notre quête.

Vrai ou faux ?
Nous pourrions ainsi nous lâcher, nous révolter sans peur (d’abord contre nous-mêmes, et nos peurs, hé hé !), accueillir sans angoisse et sans honte nos pauvres limites, et mettre en œuvres nos ressources tant personnelles que collectives.

Bon, admettons…, mais la sécurité de base, ça s’obtient comment ?

Le paradoxe est que, pour nous défaire de la peur, nous devons…rajouter de la difficulté à la difficulté : inventer le chemin à tâtons.

Le projet de micro villes est fait pour ça : nous y mettre à beaucoup, prendre en compte l’ensemble des problèmes auxquels nous sommes confrontés, nous organiser pour être efficients, être lucides sur les chemins qui nous perdraient…

Colossal, non ?
Car ne serait-ce que ce « Nous y mettre à beaucoup » présente lui-même une difficulté majeure : nous ignorons le mode d’emploi pour agir collectivement !
Et ça, ce n’est sans doute pas sans raisons…

Oui mais, est-ce qu’en nous défaisant ainsi de nos peurs nous acculerons ces saletés de ravageurs à la défaite ?
C’est une blague, ou quoi ?

le dossier microvilles

Et
Assange
?