choses

Si j’avais à caractériser d’un mot la société française actuelle, ce serait : CHOSES.

L’une de mes haines va à cet ennemi qui nous envahit : les choses.

Notre société « avancée » est une société de choses, Et nous en sommes les servants.
Servants des choses ET servants de la société des choses.

Choses matérielles : passer sa vie à fignoler sa bicoque et à la remplir, etc.

Mais aussi immatérielles : internet, l’amour des livres et mille autres maladies socialement transmissibles…

Dans la guerre soft de basse intensité à laquelle nous sommes soumis, et à laquelle nous essayons péniblement de mettre fin, ces choses sont des armes redoutables aux mains de l’ennemi.

Celui-ci :
• nous fait les désirer sans fin : que nous puissions nous les procurer ou non n’est pas le plus important (d’ailleurs, même quand nous pouvons nous les procurer, nous en désirons encore d’autres…)
• nous fait les utiliser comme allant de soi
• nous fait les mériter, car « nous les valons bien »
• nous fait nous y agripper, par PEUR d’être « sans » comme nu et seul.
• nous les fait même fabriquer
• nous fait-nous en pénétrer intimement : existons-nous sans nos choses ?
• mais nous fait nous désintéresser de ce qu’elles sont en réalité : de quoi elles sont faites, comment et par qui elles sont fabriquées, etc.

Comme des bébés pas encore doués pour la réflexion, nous prenons ces armes de l’ennemi pour des cadeaux de la vie.
Or, nous avons besoin de purge…

Je propose ici de créer de larges collectivités où le « peu » sera à l’honneur.

Et où ce « PEU » lui-même ne sera « gagné » par personne en particulier.

Utopie ? Ben oui, utopie !!!!

le dossier microvilles

Et
Assange
?