Compter

Le pouvoir fournit-il un ‘jouir d’être’ qu’il n’est ainsi pas besoin de construire par soi-même ?

Un PDG, que j’ai croisé un temps, déprimait paraît-il dès lors que son téléphone n’avait pas sonné depuis cinq minutes, week-ends compris. Aisé, pour les flatteurs de l’entretenir dans son rêve de ‘compter’ pour eux ! Je me souviens de son excitation de gamin, le jour où il venait de serre la pince à Bill Gates. Désormais, il était certain de ‘compter’ mille fois plus !

L’ordonnateur qui veut être obéi croit être à l’origine de son ordre. Il est un ‘moi’, et peut-être même un ‘moi-je’. Or n’est-il pas à 99,9 % le produit d’un moule ? voire de plusieurs…

Autre cas de figure : l’ordonnateur n’est pas lui-même convaincu de l’interdiction qu’il pose. Son non n’est pas un vrai non. Bien évidemment, c’est troublant.

(Tout de même, mon insistance sur les phénomènes uniquement vus du point de vue d’un acteur individuel, c’est loin d’épuiser le sujet, non ? Y aurait pas un sociologue dans l’avion ?)

Et
Assange
?