Domestic-city

Au cours des cinq derniers siècles, petit à petit, toute communauté s’est vue vilipendée, ou décriée, ou attaquée, ou détruite, ou attaquée, ou décriée, ou vilipendée.
Les enclosures contre les terres communes avaient même servi à lancer en grand le capitalisme industriel.
Aujourd’hui, le panonceau « privé » fleurit.
Ce serait long de développer.
Heureusement le web est utile ici et encore ailleurs pour essayer d’y voir clair.

Je constate qu’en cette époque de covid, une forme de communauté résiste : la domestique.
C’est autour d’elle, et en elle, que les non-libertés s’organisent.

Mais elle n’est pas la famille.
Un, parce qu’une famille, c’est vaste, et pas riquiqui comme le sont les familles dites nucléaires « papa-maman-gosses-ordis-télés-autos-chien-chats ».
Deux, parce que ce que les statisticiens appellent un « ménage » n’est peut-être déjà plus majoritairement aujourd’hui une unité familiale à l’ancienne : éclatés-recomposés, habitants en solo, colocs, etc.

Je me suis demandé pourquoi ce type de communauté domestique se voit de nos jours si préservée.
Serait-ce parce qu’elle est le creuset actuel de la consommation ?
Ce qui ferait que l’homo-consommateur la fait « naturellement » reine, et ne s’étonne donc guère de la voir résister…

Son avenir serait-il d’évoluer vers le bunker, comme forme extrême de la décommunautarisation du monde sous emprise ultracapitaliste ?

Ou allons-nous vers un grand EHPAD généralisé ?

Un fait est clair pour moi : nous n’avons pas actuellement la ressource pour établir d’authentiques communautés volontaires, intentionnelles.
A part sous la pression de catastrophes, je ne vois pas comment elle pourrait surgir. D

Et
Assange
?