égalité

Un club : égalité Foncière. Ce sont des gens très bien, épris de justice égalitaire. Sûr qu’ils vont quelquefois plus loin que je ne l’accepterais de prime abord – quand ils estiment par exemple qu’un arbre a la même perception de l’existence qu’un humain – mais mais mais ils ont tout de même bien du mérite ! J’aime leurs slogans, particulièrement décapants, comme par exemple : ‘Le droit des hommes à compter pour du beurre’. Or j’eus la chance de me trouver nocturnement présent lors d’une rencontre entre trois Dignes & Joyeux Membres (DJMs) de ce club (principalement des gens de pouvoir, un peu gênés d’en avoir tant d’ailleurs, mais qui ne semblent pas près d‘y renoncer, faut tout d’même pas exagérer…!). Il y avait là un député, un juge et un avocat. Je connaissais l’avocat, un cousin de ma copine, ça explique.

Le sujet était : le droit est en retard, faut booster son évolution. Et ce, à l’occasion d’une situation archiconnue : la différence de traitement entre les retraités allant vieillir sous les tropiques d’une part, et les tropicaux venant en France faire valoir leur propre droit à la mobilité.

Eh bien , j’en ai appris ! J’imaginais bêtement que l’Assemblée fait les lois, que le juge les fait appliquer, et que les avocats accompagnent leurs clients devant la justice. Mais c’est que j’avais tout faux ! Si j’en parle ici, c’est parce que je ne pense pas être le seul à avoir si longtemps nagé dans l’erreur.

Comment le trio voyait-il donc possible l’évolution du droit dans le domaine que j’ai évoqué ? Eh bien, ça a commencé par l’avocat, qui énonçait : ‘Faut que je trouve le cas idoine’. Le juge l’assurait : ‘Si c’est moi qui juge, je pourrai m’appuyer sur ton argumentation pour créer de la jurisprudence.’ Et le député : ‘Si ta jurisprudence s’impose, nous pourrons faire pression sur le gouvernement pour qu’il nous charge de modifier la loi.’ C’est résumé, bien sûr…

Merci à égalité Foncière de m’avoir déniaisé cette nuit-là !

Et
Assange
?