Management

Cri du cœur

Je reçois ceci de ma copine Laeti :

« Voilà le dernier râlage quand à un usage de mot tordu, très tordu : c’est le « management » »Voilà le dernier râlage quand à un usage de mot tordu, très tordu : c’est le « management »

qui sonne comme ménage qui ment 🙂 et nous prends pour de la poussière, avec une odeur venue des Amériques. 

Ca jette un flou. Ca vient de loin, de gens très intelligents qu’il nous faudrait singer pour feindre de croire qu’être intelligent c’est dominer le monde et le mettre à sac.

Inutile d’ajouter toxique suite à management sauf pour les personnes coupées de leurs sensations et de leur cerveau

Devant ce mot je me sens objetisée maltraitée, gérée comme une chose, et encore, non un soleil, une pierre, un sourire ou une âme, qui sont aussi des choses, mais comme un objet de l’industrie maltraitant également  les objets.

Je me sens privée de sensibilité, d’intelligence, du bonheur de penser, de créer, de contribuer, de me sentir utile et de l’être peut être même, je me sens à demi morte avec promesse de devenir légume, coupé de ses racines, fanant dans un coin, privé d’air et de soleil, privé de l’état de vivant, d’être. C’est promesse de non être en fait.

Et manager, ce serait se leurrer sans doute, tenter de combler un vide intersidéral de l’état d’être insupportablement subtil et profond, ce serait s’imaginer puissant et donner épaisseur et importance à vivre de prendre possession et dégrader le monde et le vivant, de violer les âmes des vivants, histoire de se sentir moins nul et surtout ne pas se taper le  vrai bon boulot d’humain et son lot de doutes et d’angoisses, c’est grave triste pour ceux qui jouent ce jeu là. Stupide et suicidaire pour ceux qui s’y soumettent. Et de courte vue pour ceux qui font le sale boulot d’intermédiaires. En fait, c’est nul et nocif pour tous et pour la vie sur la planète.

Disons que ce pourrait être une épreuve que l’on s’offre collectivement comme l’on s’offre les Jeux Olympiques pour se sentir bien vivants et super balèzes de dépasser des obstacles improbables, et là, c’est pas du jeu, pas pour du beurre ni pour l’argent du beurre ni même pour l’or, c’est pour que le vivant se rebelle et réaffirme comme la vie est merveilleuse de complexité et d’inventivité, mais aussi d’énergie pour dépasser le management, avec ou sans médaille, pour soutenir ce qui n’a aucun prix : la vie et le vivant dans son entierté et sa magnificence. »

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