En lisant, en rédigeant…

Je lis ’30 millions de personnes supplémentaires en situation de crise alimentaire
et 265 millions de personnes pourraient “avoir besoin d’une aide vitale pour assurer leur sécurité alimentaire”.’

Dana Khalil et Marie Bellanger ont rédigé ce texte,
probablement dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le sujet qu’elles traitent.
Il y a des volumes importants de connaisseurs de la pauvreté, généralement bien payés et confortablement installés, aptes à rédiger de tels articles.

L’activité en question les rapproche-t-elle des millions de gens dont ils parlent, ou crée-t-elle une barrière …du froid ?

Crise alimentaire, sécurité ou insécurité alimentaire…
pourquoi pas ‘faim’, famine’, ‘disette’, etc. ?

Besoin d’aide vitale :
qu’est-ce que ça veut dire ?
A ce stade de l’imprécision abstraite, les mots prennent congé de ce qu’ils ont vocation à désigner : ils en viennent à vivre leur vie indépendamment des réalités.
Mais tout-à-fait en phase avec les mœurs de l’entre-soi.
Et avec quels intérêts ?

Et moi, qu’est-ce que je veux dire, au juste, en rédigeant ces lignes ?

Et
Assange
?