Tous spéculateurs ?

Leur Figaro nous apprend que La Croisette est vendue.
Bon, il s’agit du métavers, et le métavers n’est peut-être que du Monopoly augmenté, mais – et cette nuance importe ! – ça a une vraie valeur sur le marché.
J’ai une question de détail : à qui l’acheteur a-t-il versé son pognon ? Autrement dit, qui a vendu ? J’aimerais vraiment le savoir.

Il me revient cet article de leur Libération où un des membres propagateurs se faisait le chantre de ce qui nous attend : « quand on a ces entrées dans le monde virtuel, on se sent plus confiant, on s’exprime différemment, et cela fait du bien. » Ailleurs encore, j’ai noté que des membres propagateurs mettent en avant l’aspect épanouissant ou ludique des métavers naissants.

Mais ça nous est surtout vendu comme la possibilité de se faire du fric.
On y parle de biens qui devraient « s’apprécier » (on ne dit pas « prendre du poids », ça sentirait mauvais)
C’est une invitation de plus à spéculer.

Pour qui veut TENTER de s’éclairer, voir ceci.

Colonisation.
Je ne sais pas ce que vaut mon intuition : au début des métavers, on identifie ou crée des biens qui n’avaient pas de valeur jusqu’ici, et on leur en donne, qui pourrait rapporter du pognon.
J’imagine que, pour les colonisations pratiquées jusqu’ici par les humains puissants, c’était pareil : le charbon souterrain avait zéro valeur, et le crâne de Lucy idem, jusqu’au moment où ils lui en ont attribué, …et bingo !

J’ai, en prime, une autre question : qui est « je » dans ce type d’univers ?
Monsieur Charles Taylor nous a retracé l’histoire du moi jusqu’à nos jours – « le sentiment d’être soi, d’être doté d’une subjectivité et d’une vérité intérieure » -, mais je me demande comment diable il poserait la question au sujet des métavers ?

Et
Assange
?