Une banderole qui emmerde

Comme c’est curieux, comme c’est étrange, leur Figaro nous révèle des détails de la vie dans la lointaine campagne française (oui, française, pas nord-coréenne, ou afghane) !
Voilà donc qu’un vieil ex-conseiller municipal vient d’être condamné à une rééducation citoyenne, pour avoir fait usage de sa liberté d’expression, en apposant une banderole chez lui : « Macron on t’emmerde ».

L’article intrigue doublement
1- Qui a mis Le Figaro sur la piste ?
2- D’où est venu l’ordre d’emmerder ce septuagénaire ?
C’est quasi-sûr que ça n’est pas né dans la caboche du brigadier de gendarmerie le plus proche.
Si c’est venu d’un procureur mandaté par sa hiérarchie, tous ses homologues ont-ils reçu la même instruction ?
Le ministre veut plaire à qui ?

S’agit-il de rétablir, sans le dire, le délit d’outrage au président de la République ?
Ou tout simplement d’intimider toulemonde, y compris ceux qui ne vont pas en foule occuper les rues ?
S’agit-il de rétablir, sans le dire, le délit d’outrage au président de la République ?
Ou tout simplement d’intimider toulemonde, y compris ceux qui ne vont pas en foule occuper les rues ?
D’autres cas sont signalés : Nord (tiens donc, une ‘gilet jaune’ !), Nord encore (ici, on apprend que c’est le sous-préfet qui ordonne la manœuvre).

Mon avis : la banderole doit être restituée, et libre au septuagénaire de la remettre à sa place s’il maintient son droit à la liberté.
Et donc, probablement refabriquée.
Je me demande, d’ailleurs, si le fabriquant de cette banderole va se trouver inquiété, lui aussi.
Sur cette pente glissante, tout est à craindre !

Lola Lafon va loin : elle estime que des comportements encore plus anodins pourraient se voir attribuer une valeur de rébellion.

Je propose que ce concitoyen puni ait, en guise de rééducation citoyenne, à commenter ce billet, qui évoque le contexte où est sans doute née la phrase-choc de sa banderole.

Un qui s’est pas mal attaqué aux libertés : Charles Louis Napoléon Bonaparte, devenu – après deux tentatives de coups d’État – re-Président de la République sans élections, puis Empereur pour presque 20 ans, et ça, grâce à la complaisance des puissants.

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