Vaccinodépendance

Bon an mal an, jour après jour, notre système autoguérisseur personnel est au turbin.
Parfois, il halète, s’épuise et n’y arrive pas dans les temps.
Et parfois pas du tout comme nous le voudrions… Car, oui, il arrive que la maladie survienne juste pour nous adresser un Warning, parfois strident!
Ce qui est sûr, c’est que, sans lui, nous serions tous déjà morts de multiples fois.

Survient un mauvais machin, le voilà qui se retrousse les manches un peu plus haut que d’habitude, ou peut-être même pas tellement plus haut.
Mais là, stop ! il s’entend dire qu’il n’est qu’un vieux rogaton dont la durée de validité est dépassée.
Faut être moderne, que diable ! Un p’tit pschhht ! Fait désormais l’affaire en deux temps trois mouvements, et hop ! c’est réglé.
Direction l’EPAHD, l’autoguérisseur ! Allez ouste ! Allez ! On dégage ! Et plus vite que ça !

Sauf que, des trucs modernes, il y en a qui servent, oui, mais il y en a aussi qui desservent. Parmi ceux qui desservent plein pot, il y a ceux qui cassent ce qui marchait, comme l’autoguérisseur par exemple.
Être en « bonne santé » à coups de médocs, est-ce ça, être en bonne santé ?
Notre mère faisait de temps en temps un séjour à l’hôpital, où le remède était archi-simple, et peu coûteux pour la Sécu : suppression de tous les médicaments habituels. Elle en ressortait en pleine forme…

Mais bon, s’il fallait s’arrêter à ça…
L’essentiel, n’est-ce pas ?, est que le rapport bénéfice/coût soit globalement positif.
Il est vrai que le rapport bénéfice/coût a parfois été massivement plus que négatif : quand il s’agissait de défendre la patrie en se faisant – aussi, tiens ! – trouer la peau, selon la leçon apprise dans les médias à l’école du Jules’F, le grand civilisateur pour, au compteur à ce jour, près d’un siècle et demi.

Et
Assange
?