Val d’Oise

Je suis repassé – drôle de formule, non ? ‘être repassé‘ ! – il y a quelque temps en un patelin dont il me reste deux souvenirs.

Le cimetière plus destroy que j’aie jamais vu : des superstructures de tombes pour la plupart en déséquilibre, et faites d’un mauvais béton qui se défait au fil du temps – après tout, pourquoi ne pas admettre en pareil lieu cette dégénérescence du béton lui-même ?

L’autre souvenir m’est plus cher. C’était il y a cinq ans. L’embrayage de ma petite voiture rendant l’âme – tiens, donc, elle aussi ? – je me trouve orienté vers un garage guère visible, peuplé de véhicules haut de gamme en réparation. Je crains de m’être fourvoyé : qu’a en effet de commun ma ridiculement minuscule Hyundai avec ces Rolls, Cabs londoniens, Jag, etc. ? De plus, complètement désargenté à ce moment-là, je ne puis compter que sur la promesse d’un ami de me dépanner en cas de besoin : comment exprimer, dans un tel environnement, l’incommodité de cette situation financière ? Qu’à cela ne tienne ! Les choses bien mises à plat, le couple de garagistes entreprend sans barguigner de commander ‘ma’ boîte de vitesse. Bigre ! pourvu que le chèque arrive à temps ! Eh bien, la réparation sera achevée que ‘mon’ chèque ne sera toujours pas là …ce qui n’empêchera pas mes sauveurs de me remettre les clés en me souhaitant bonne route ! (Je rassure le lecteur honnête : le paiement sera effectif quelques heures plus tard.)

‘Repassant’ donc il y a peu, je me présente à l’heure du café. Accueil à bras ouverts. On ne me reproche qu’une chose : n’être pas venu à temps pour partager le repas…
– La prochaine fois, venez vers midi ! On prendra le temps de causer.

Et
Assange
?