vieux et vieilles

Parmi ce que j’assume, il y a mon sort de denrée périssable.

Mais je me rebelle contre ceci : qu’aucune solution ne soit en vue dans le monde qui nous entoure pour qu’un vieux ou une vieille sorte dignement de cette existence !

Recourir aux services d’une maison de retraite, c’est exclu, non seulement parce que ça vous ratatine vite-fait, mais parce que – comme tant d’autres – je n’aurai même pas les moyens de m’y faire entretenir.

Peser, durant des années entières, et exclusivement, sur les forces limitées des membres plus jeunes de ma famille, c’est tout aussi exclu.

Or, si l’espérance de vie s’accroît en Occident, l’espérance de vie en bonne santé a commencé à décroître ; surtout chez les plus pauvres, d’ailleurs !

« S’occuper plus de 20 heures par semaine d’une personne âgée est physiquement dur et mentalement stressant » dixit la très sérieuse OCDE, qui constate aussi « une prévalence de problèmes de santé mentale supérieure de 20% chez les aidants familiaux à ce qu’elle est chez des non-aidants ».
Et que nous propose-t-on de moderne dans les sphères idéologiquement parentes de l’OCDE ?
Eh bien de « créer des emplois » dans des associations de « service » à domicile aux personnes âgées, où le travail du personnel sera contrôlé à la seconde près.
Non merci ! Je ne vis pas dans ce monde-là, lequel progresse hélas.

Me rebeller – ça oui ! – contre le fait que les humains soient, comme n’importe quel « bien », confiés aux lois du marché pour augmenter le PIB de leur propre pays, ou celui d’un pays du Sud où leur dépendance…crée de l’emploi, donc du « développement » (beuêrk !).

Un « service », ça se donne ! Le payer est une aberration !
Et puis, je veux contribuer à assécher les PIB, Le plus intelligemment possible !

Alors, créer des lieux d’habitation en commun de vieux-ou-vieilles-qui-ont-les-moyens, comme on en voit naître ?
Ce genre de « sauvons-nous entre nous » : re-beuêrk !

Que reste-t-il donc ?

Eh bien des micro-villes où vieux, vieilles, enfants, inaptes et…aptes trouvent des réponses à leurs problèmes parce qu’ils-elles cultivent ensemble, en long et en large, « le bien-être mutuel » à contre-courant de la folie ambiante.

Avec, pourquoi pas ? un mot d’ordre tout neuf : Liberté Égalité Fraternité ?
Ou bien c’est nul ça « Liberté Égalité Fraternité » ?

Un tombereau de bons sentiments !
Avec ce « bien-être mutuel », on atteint des sommets d’irréalisme…
Où diable existe-t-il ne serait-ce qu’UN exemple où ça marche ?

le dossier microvilles

Et
Assange
?