rébellion

Si vous n’êtes pas rebelle, cet article – comme beaucoup d’autres – va vous déplaire.

Ceux qui expriment déjà leur rébellion par un maigre pas de côté (en ne votant pas, etc.) sont vivement invités à poursuivre la lecture, histoire de voir si ça les pousse un peu plus loin.

Ceux qui se félicitent de vivre douillettement en marge de la légalité comme forme majeure de contestation du système, etc., auront sans doute un peu plus de mal !

Quant à ceux qui ne sont pas mus par l’ardent désir d’aller au-delà des protestations, des « luttes contre » – parfois courageuses, voire héroïques, c’est entendu – eh bien, j’ignore s’ils pourront vraiment trouver à s’alimenter ici ; ils le diront…

Qui reste-t-il ?
Pas grand monde, peut-être ? Et alors ?

Pas si grave !
Il reste ceux qui estiment nécessaire d’imaginer et de construire.
D’essayer, et d’en tirer des leçons.
De dire concrètement « merde » aux injonctions mortifères dont nous sommes l’objet.

Il reste ceux qui estiment
– qu’il dépend de nous – de chacun.e mais pas tout.e seul.e ! – de « faire la révolution » au quotidien, sous forme d’une mutation radicale.
– sans perdre de vue que ce qui se joue au quotidien chez soi est à enchâsser dans une évolution historique qui se profile ici ou là !

Et s’ils-elles agissent déjà ainsi, leurs contributions aux échanges et à l’action, seront un super cadeau !

Mais ça se « profile où, ce mouvement ‘historique » ?

Eh bien, par exemple, dans cet épicentre d’un nouveau monde qu’est le néo-zapatisme du Chiapas, Ces zapatistes ont abandonné la lutte armée, jugée auparavant incontournable.
Abandonné aussi l’objectif de conquête de l’État.
Ils et elles se délestent petit à petit d’autres croyances encore, telle la confiance dans la Gôche bien-fringuée.
Surtout, ils et elles sont des milliers à inventer radicalement les moyens de leur émancipation, Dans des lieux de taille modeste, à partir de leur expérience d’indigènes. Ils et elles ont à se battre durement contre ces saletés de vandales capitalistes, prédateurs affamés, meurtriers quand ça leur chante, et dont les marionnettes ne sont jamais inquiétées pour leur sale besogne, où qu’elles aillent foutre éhontément et délibérément leur chaos (ainsi : les chefs de file Bush, Blair et Cheney sont-ils enfin devant la « justice » ? pas du tout !).

Il est urgent de ne pas laisser ces zapatistes faire tout le boulot…et prendre tous les coups !

C’est aussi pour ça que j’appelle à créer des micro-villes vraiment rebelles…mais où l’on considère pourtant ce monde tel qu’il est, sans le fantasmer !

L’Entreprise… Puis la Rébellion…
Une Rébellion qui assume le monde « tel qu’il est », c’est quoi ça ?
Salmigondis !

le dossier microvilles

Et
Assange
?