Chauds et Froids

Catégorique, Emmanuel Macron avait évincé toute perspective d’obligation vaccinale en décembre dernier : «On ne répond pas à la défiance par l’obligation». Pas question d’imposer le vaccin, avait donc affirmé le président aux journalistes de Brut. W

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a fixé mardi aux soignants un objectif de 80 % « d’ici au mois de septembre », faute de quoi le Covid-19 serait ajouté à la liste légale des vaccins obligatoires pour les soignants – diphtérie, tétanos, poliomyélite, hépatite B.
Mais, trois jours plus tard, il s’est dit favorable à un calendrier plus resserré : « S’il y a une loi, je souhaite qu’elle soit examinée et adoptée par le Parlement le plus tôt possible, pourquoi pas dès le mois de juillet. » W

« Aujourd’hui, notre cadre de travail ce sont les soignants, pas au-delà des soignants », a précisé Gabriel Attal, soulignant que « la question de la vaccination obligatoire pour l’ensemble de la population à ce stade ne se pose pas », même s’il a appris « à ne jamais rien exclure pour l’avenir par principe ». W

C’est ainsi que, le jour où la décision tombe, les esprits sont magnifiquement à point : la voilà plébiscitée, moins pour elle-même que parce qu’elle pseudo-répond à un énorme besoin de souffler.

Bien entendu, la tranquillité espérée ne sera jamais atteinte.
Ni à l’occasion de la présente pandémie – ce coronavirus est des nôtres pour encore longtemps – ni au sujet des prochaines, car des événements sanitaires hors de contrôle par des humains seront probablement un trait majeur de notre avenir.

L’actualité montre que, pour l’heure, il est possible à un État, non seulement de donner le change, mais d’opérer dans le registre de la réalité qu’il parvient encore à jardiner : le Oui est en train de l’emporter haut la main au référendum_de_fait sur cette inoculation forcée.

Un exploit renouvelé de la politique-spectacle, donc : faire croire qu’elle maîtrise l’ensemble des événements dont elle prétend s’occuper, quand elle n’en maîtrise réellement que d’infimes.

Ceci dit, la date du 12 juillet 21 est sans doute celle du début, non seulement d’un pas joyeux foutoir, mais aussi d’une guerre intérieure qui devrait encore nécessiter un hiver pour livrer son vrai jus. Ce 15/07/21

Et
Assange
?