Consensus

Sur un sujet voisin, K. me narre son expérience d’une vie de groupe où le consensus est la règle. Cette fois, il ne s’agit pas d‘une PME., mais de cinq petites activités distinctes se déroulant en un même lieu, où habitent ensemble la vingtaine de personnes impliquées dans ces activités ainsi que leurs proches. Une affinité les a rassemblés, et la collectivité existe réellement sous cette forme depuis six ans. Les débuts ont été vécus dans l’enthousiasme, puis est venu planer une sorte de désenchantement. Au cours de la dernière année, décision fut prise de prendre le taureau par les cornes, et le mot d’ordre fut désormais : consensus.

Pas facile, si j’ai bien compris ! Petite révolution, même. Et beaucoup de travail en plus. Mais la collectivité est toujours au complet. Bien vaillante, ai-je même l’impression.

Ce que j’en ai compris – le livre de Jack Reed m’y a aidé – est que les ‘décisions par consensus’ ne sont que la résultante d’un mode de fonctionnement. Celui-ci exige que les ‘petites choses’, celles qui finissent par s’accumuler mais qui, ordinairement restent longtemps dans l’ombre, inexprimées, soient mises en lumière aussi vite que possible. ‘Pourquoi, je me mets en recul sur ce coup-là ?’ ‘Comment se fait-il que cette situation me pèse tant ?’ ou ‘Machin commence à me taper sur les nerfs’, ‘La décision a été prise à un moment où je n’étais pas là, et ça commence à bien faire !‘, mais aussi ‘J’ai envie de dire que je me sens particulièrement bien avec vous ce matin’, etc.

Moi, ça me ‘parle’, cette façon de faire. Je me suis souvent dit que le principe de fonctionnement de bien des groupes était à l’origine de discordances évitables. Les accusations portées à tel ou telle ne reflètent bien des fois qu’une partie de la réelle situation.

Mais irai-je pour autant y voir de plus près ?

Et
Assange
?