Des communautés intentionnelles ?

Depuis tout ce temps que s’exerce ma sensibilité politique ou para-, j’ai vu des gens se regrouper en diverses organisations : partis, syndicats, associations, clubs, comités, collectifs, etc.

Il me semble patent que toutes ces formes d’organisation formelles ont en commun de se prêter à deux types d’influences qui les encombrent, leur font accorder trop d’importance à ce qui n’est pas leur objet de départ, les handicapent et parfois les paralysent : celles en provenance de l’environnement et celles d’égos à l’affût de terrains de jeu.

Du coup, mes récentes rencontres et découvertes me conduisent à m’interroger sur une alternative que représenteraient des « communautés intentionnelles / non proximales » (terminologie susceptible d’évoluer largement !).

Une rencontre récente est venue renforcer ma conviction – déjà forte – qu’il y a quelque chose à rechercher de ce côté-là.

L’origine de l’histoire réside dans un festival de théâtre de dix jours, organisé il y a six ans sans structure porteuse, sans subvention, sans sponsor, sans affiches et …sans droit d’entrée aux spectacles. Je décrirai une autre fois quels furent, à ce que j’en ai compris, les principes, l’organisation et le déroulement de ce festival : c’est, cette fois, ce qui s’ensuivit qui m’intéresse.

Une grappe de personnes motivées par le style de ce festival décidèrent de prendre le relais des organisateurs initiaux, qui n’envisageaient pas de réitérer l’événement. Premiers sujets de débat : fallait-il ou non constituer une association ad hoc ? fallait-il ou non rechercher des sources de financement ? Questions classiquement spontanées.

La réponse fut qu’il n’y aurait ni association – partant pas de président -, ni recherche de fonds. Le résultat en est, six ans plus tard, que le groupe des personnes concernées, bien que s’étant réduit, montre toujours une belle vitalité, après avoir organisé au fil du temps, non plus des festivals de théâtre, mais divers petits événements : conférences, concours de soupes, rencontres de poésie, spectacles de théâtre, sorties en divers genres, etc. Le principe en a été : si l’un des membres concocte un projet, il le propose aux autres pour savoir si ces autres voudront bien l’aider à le réaliser. Et si les forces sont suffisantes, hop, ça se met en place !

Ce que j’ai pu constater en dînant joyeusement un soir avec une bonne partie des personnes concernées c’est que la diversité des membres le dispute à leur cohérence. Dit autrement : le laminage ‘naturel’ des individualités dans les groupes organisés usuellement semble avoir été contrecarré ici, grâce à l’absence d’organisation formelle.

Et
Assange
?