Dévoiler

Z. envisage un Manuel de Civilisation Française à l’usage des étudiants étrangers qui ont à apprendre un peu de ce qu’est la France en sus de la langue française.  

– Un anti-manuel comme Duneton ou Onfray l’ont fait, chacun dans leur domaine ?

– Peut-être, on verra bien. Mais ce qui est important, c’est que ce qui vit – du verbe vivre – dans ce pays puisse y trouver place : des situations, des gens, des initiatives, des analyses que ne pourraient raisonnablement pas découvrir seuls ces étudiants quand bien même ils voyageraient en France, et qui ne se résument pas aux Champs-Élysées, au fromage, à De Gaulle, aux exploits cocorico d’une entreprise ou d’une équipe sportive française au plan international, etc.

– Quoi, par exemple ?

– Eh bien, les exploits du pays tant au Championnat des avaleurs d’anxiolytiques qu’en Coupe de dévoreurs de somnifères. Autre exemple : comment un sans-papier peut être légalement embauché par un patron sous un nom d’emprunt, payant sécurité sociale et retraites dont il ne pourra jamais bénéficier…

– C’est une chose que 99 % des Français ignorent aussi, non ?

– Les immigrés sont plus au courant de certains aspects de la vie en France, c’est sûr !

– Mes ‘Découvertes contemporaines’ y trouveraient-elles leur place ?

– Il me semble que, là-dedans, vous flirtez beaucoup avec l’anonymat. Au contraire, l’ouvrage que je concocte donnera un maximum de références, de possibilités de pousser l’information plus loin. On a l’impression que pour vous, c’est tout le contraire…

– Vous n’avez certes pas tort. Mon propos est différent du vôtre : mon champ est plus limité, mon but et ma manière de procéder sont également différents ce me semble.

Et
Assange
?