La majeure partie du monde

Existons-nous ? Des cohortes de philosophes se sont cassé le nez, les dents – et j’en passe – sur cette question. Mon humble avis est que nous n’existons en tout cas pas comme nous le croyons. Le lecteur, tout comme moi-même, a sans doute été nourri à l’idée que la personne humaine est respectable en soi. Mais, hic, la propagande de l’Occident pour les ‘droits humains’ n’est sans doute qu’un emballage pour vendre de la camelote. ‘Au contraire !’, me direz-vous, ‘c’est en fermant les yeux sur cette question qu’un pays peut écouler le maximum d’armements à un autre‘. Et c’est vrai. Oui mais voilà : les droits humains sont l’emblème de la démocratie, et la démocratie qu’est-ce d’autre, in fine, que le libre-marché-tout-puissant-avec-l’aide-des-Etats-et-des-Médias ? C’est par ce tour de passe-passe que la majeure partie du monde est destinée à devenir un immense Fabio Lucci, où l’on croit faire plaisir à ses envies, tout en se rassurant d’observer du coin de l‘œil que les autres ne font rien d’autre. En attendant le bonheur, une grande partie de la majeure partie du monde n’a pas encore accès à Fabio Lucci ; mais la vie dans les décharges peut provisoirement en tenir lieu… La majeure partie du monde, celle que nous constituons, est sans autre importance pour les utopistes néo-libéraux conservateurs. En tout cas, nous n’existons pas comme nous l’aurions cru (et aimé !). Merci les philosophes de nous avoir mis la puce à l’oreille!

Et
Assange
?