Moi, quand je serai grand, je serai dissident

Comme bien d’autres,
1- J’ai vite eu l’intuition que, à défaut de prendre en compte la situation Covid réelle, les dirigeants allaient nous engager dans une aventure peu réjouissante et très risquée,

2- Je suis effrayé par la tolérance massive des peuples, sous emprise, aux mille n’importe-quoi de dirigeants d’autant plus fats et arrogants qu’ils n’y pigeaient que couic,

3- Je n’ai nul besoin d’être antivaccin ou complotiste pour, tout simplement, exprimer ma résistance aux pressions de plus en plus intenses pour nous faire accepter de ployer.

Aussi suis-je donc, comme bien d’autres, hostile au vaccin obligatoire et à ce terrible Permis d’exister qui nous attend.

L’on pourrait, à première vue, me nommer réfractaire.
Ce serait pourtant une demi-erreur.

En réalité, comme bien d’autres, j’exprime par cette posture mon rejet d’un monde aux mains de puissants qui nous éloignent, progressivement mais assurément, d’un état souhaitable de l’humanité.

Je ne pourrais affirmer que la bonté est le trait principal de tous les savoirs-vivre sur la planète, mais, pour en avoir vécu assez d’exemples, je sais que ça existe, la bonté, et que c’est même parfois une raison de vivre.

Existe-t-il une autre voie que celle-là pour instaurer « la vie bonne » ?

Cette émotion, ce sentiment qui pousse une personne à faire une faveur à une autre, simplement parce qu’elle le peut, sans en attendre aucune récompense – en chinois renqing paraît-il – est en train de fondre.
Tout comme les glaciers.
Et c’est tout aussi terrible.

Van der Meersch a écrit cette phrase atroce :
« Il y a chez l’homme une étrange pudeur d’être bon ».

Eh bien, moi, quand je serai grand, j’espère appartenir, non au club des réfractaires à ci ou à ça, mais à celui de dissidents d’avec cet abject mouvement de l’histoire.

Cette dissidence n’était-elle pas inscrite chez les socialistes de tous pays, avant que toutes les gauches s’emploient à la dénaturer, partout ?

Et, bien sûr, pas que chez les socialistes !

Il est raisonnable d’appeler un chat un chat.
Encore faut-il le repérer quand il étouffe sous un fatras de décombres.

Et
Assange
?