Pour nous désengluer

Ceci est un appel à créer DES services en ligne d’aide mutuelle pour contrer la crise psy en cours et rétablir pas à pas nos droits d’être et de faire ensemble, joyeusement.

Pourquoi ce type de service ?

Il s’agit de combler deux manques dans la situation présente :
– que chacun soit aidé à exprimer ses ressentis,
– que se multiplient les contacts « pour de vrai » entre les humains (1).

Quand une population connaît un tremblement de terre, des mesures sont prises pour l’aider à en sortir.
Les meilleures sont généralement celles qu’elle se donne elle-même, et non celles arrivant d’en-haut ou de-loin.
Pour ce qui concerne la Covid 19, en dehors du domaine sanitaire, les moyens pris, venant d’en-haut et ont été principalement financières, pour sauver ce qui importe avant tout : l’économie.
Au plus près du terrain, des services d’aide mutuelle naissent certes, ici ou là, par exemple pour procurer de la nourriture à ceux qui en manquent, mais ils ne sont pas légion.
Comment répondre aux autres besoins élémentaires, à l’échelle d’un petit bout de territoire, d’une région, d’un pays tout entier, ou au-delà ?

Par exemple, et c’est de ça qu’il est question ici, prendre en compte la souffrance psychologique qui se propage à toute allure.

En cas de tremblement de terre, tout le monde n’est pas affecté de même manière.
Certains restent debout, alors que d’autres sont amplement fragilisés.
En cette année 2020 – et pas seulement dans le pays où nous vivons – il en est de même.
Beaucoup sont endoloris. Certains, apparemment, tiennent mieux le coup.
En France, fin septembre, Santé publique France, compte 11 % d’anxieux ou déprimés parmi ceux de 18 ans et plus – mais quid chez les enfants et adolescents ? Encore plus chez les jeunes adultes, et particulièrement chez certaines catégories d’étudiants.
Un mois et demi plus tard, on en compte 21 % : c’est tout de même pas rien, un doublement en moins de deux mois !
Question : serait-il normal de trouver normal ce qui n’est pas du tout normal ? Car des États, privant leurs administrés des droits les plus précieux – circuler, se réunir –, déglinguant les sociétés, créant ainsi le prétexte à de nouvelles avalanches d’atteintes aux droits, est-ce normal ?
Les pronostics sont ouverts : combien de millions de personnes seront angoissées ou déprimées, début 2021, quand le « oui/non vaccin » renforcera l’inquiétude, que le clap de fin sera donné pour bien des boîtes et bien des salaires, que le maelström domestique aura eu raison des amours ?
Puis, quand nous subirons les effets de tel ou tel autre dérèglement planétaire majeur, ô combien prévisible, mais dont seul le calendrier est inconnu ?
Faut-il écouter sereinement les tenants de la sélection dite naturelle, qui pensent qu’il doit en aller des humains comme des petites entreprises par temps de Covid : que les plus faibles disparaissent ?
Mais jusqu’où aller, en ce cas : trop handicapés, trop vieux, trop malades chroniques, trop pauvres ?
Où s’arrêterait le « sus au vivant ! » qui se déploie plus que jamais ?
Les raisons actuellement avancées par les personnes interrogées : solitude ou isolement, peur d’être atteints par la maladie, peur de ne pas pouvoir faire face financièrement, et aussi difficultés avec les proches sur la conduite à tenir face à la Covid.
Même si l’enquête n’en dit rien, un grand chamboulement n’est-il pas intervenu, de surcroît, dans la vision que chacun porte sur son avenir et sur celui de ses proches ?
Et n’est-il pas quasi général, ce chamboulement ? Et gravement déstabilisant ?
De même que les mesures prises dans la plupart des pays contre la maladie proprement dite laissent de côté ce qui pourrait renforcer l’immunité – certaines d’entre elles tendant même à l’affaiblir, semble-t-il -, de même rien ou presque ne semble important, aux yeux des États, pour ce qui concerne l’affaiblissement de notre moral (les deux étant liés, ça va de soi).

Qu’y peut-on, alors que nous devrons peut-être encore supporter, pour de longs mois, l’étroite emprise d’États souvent tentaculaires, à la raison d’autant moins ajustée, et si aisément portés à des mesures disproportionnées ?
Eh bien, faut juste se prendre par la main : le découragement – qu’il soit voulu et organisé par un Ordonnateur Mondial de la Santé, ou non – c’est par nous-mêmes, et ensemble, que nous pouvons le contrer.

Ce type de service doit permettre à chaque contributeur de :
1- Exprimer son désarroi, ou ses difficultés, publiquement mais non nominativement,
Et de même, bien sûr, son goût maintenu – ou accru – pour ci ou pour ça, ses espoirs, sa manière de faire face,
2- Prendre connaissance anonymement des ressentis des autres,
3- Entrer en contact – de manière sécurisée – avec telle autre personne dont l’écrit l’aura intéressé.e ou touché.e.

Chacun.e pourra ainsi écrire ses ressentis :« Voici ce que je ressens intimement, qui me pèse ou qui me réjouit, et que je veux exprimer ici ».
Exprimer un ressenti, dans le but qu’il soit connu de quelqu’un d’autre, peut grandement aider à y voir plus clair. Même si ça n’est pas toujours facile…
Aujourd’hui, plus que jamais, il devient délicat de trouver à qui parler en confiance !
Et il s’agira tout autant de favoriser et faciliter les contacts entre personnes, aujourd’hui entravés de mille manières, comme si quelque oiseleur nous avait balancé sa glu entre les pattes…
Forcément en ligne, pour commencer ; ce choix du virtuel nous est imposé – ne sommes- nous pas sur-numérisés de force ? -, mais il est devenu le mode normal de « communication » pour beaucoup d’entre nous, hélas.
Puis, quand les conditions s’y prêtent, en de vraies rencontres.
Et même : faire de la Covid une opportunité pour multiplier les rencontres plus authentiques, y compris avec d’autres que nous n’aurions pas connus sinon !
« On vit dans une société où, quand on rencontre des gens qu’on n’a pas vus depuis longtemps, on leur demande s’ils ont réussi, s’ils ont un travail, s’ils ont une grosse voiture, on ne leur demande pas s’ils sont heureux dans leur vie… » (Guillaume H., Gilet jaune)
En soi, ça n’a qu’un petit parfum de résistance.
Désobéissance et dissidence pourraient-elles s’y alimenter ? Allez savoir…

Rétablir les contacts physiques entre humains est l’une des conditions pour émerger de la mouise où nous avons été plongés.

J’ai précisé « appel à créer DES services en ligne ».
Pourquoi plusieurs ?
Primo parce que l’on préférera sans doute se connecter à un service correspondant à l’espace géographique où l’on se trouve, à sa langue, à son âge, etc.
Secundo parce qu’un sérieux risque existe qu’un mastodonte du net, s’il venait à gérer un tel site hégémonique,

s’empresse d’en ouvrir largement l’accès à des clients,ce qui pourrait être grave : professionnels psy venant pêcher des clients,flics français (tiens donc, les fichiers GIPASP et PASP ont désormais le droit de s’intéresser à notre santé psychologique,juste depuis fin 2020……un pur hasard, on dirait……comme c’est bizarre, comme c’est étrange !)

30 décembre 2020

Esquisse d’un cahier des charges pour de tels services en ligne
0- Il y aura une période de test, car il sera important de tenir compte de l’usage réel par les contributeurs.

1- Des espaces personnels
Ces espaces sont, quant à leur forme, tous identiques.
Il s’agit
a- d’une part, d’une série de « masques » : des pages (1500 caractères = 250 mots à peu près) comportant des « amorces de phrase » (voir plus bas) qu’il est suggéré de prolonger,
b- d’autre part, de pages vierges sans « amorces de phrase », où il est également possible d’écrire (1500 caractères),
c- d’un outil de gestion
de mon espace personnel :
– ma dénomination (pseudo, initiales, nombre, ou autre), mais pas d’identité officielle, et pas de lien affiché avec mon e-mail, page FB, etc.
– mes coordonnées géographiques (latitude et longitude)
– autres coordonnées, qui ne seront pas publiques (pour un contact par les gestionnaires ou par un autre contributeur via le « sas »)
– auto-présentation en 5 lignes
– liens vers d’autres espaces en ligne
– etc.
et de ses liens avec l’espace partagé (ci-dessous) :
– lien avec l’accueil de l’espace partagé
– lien direct avec « ma » page perso
– y afficher l’un des textes répliqués de mon espace perso
– modifier ou supprimer ce texte
– ou (plus tard) enregistrer une vidéo, la supprimer

2- Un espace partagé
a- Accueil général
. Présentation d’ensemble
. Trois ou quatre échantillons de Pages perso, au hasard (pour que ceux qui ne contribuent pas encore voient un peu de quoi il s’agit)
. Mentions légales concernant le site
. Aux abris ; toutes les précautions pour naviguer dans le site
. Textes rappelant quels sont nos droits fondamentaux
. Contact
. Presse
b- Contribuer à cet espace partagé
– Le lien s’établit automatiquement depuis l’espace perso (aucune possibilité d’écrire directement dans l’espace partagé), et inversement cette page dans l’espace partagé est reliée à l’espace perso (p.ex. pour lire plus amplement, ou contacter, un contributeur).
– Un – un seul – des textes de l’espace perso est introduit
– Deux mots-clés sont choisis pour ce texte
c- Consulter cet espace partagé, si je suis moi-même contributeur (car les non-contributeurs n’y accèdent pas complètement)
– Lire un texte aléatoirement affiché ou en consulter d’autres aléatoirement, ou par mots-clés, ou par position géographique, ou par langue, ou par âge, etc ?
– Contacter un autre contributeur via le « sas » (système d’adressage sécurisé) : je peux écrire à quelqu’un d’autre, qui peut me répondre directement sans passer par le site ; celui-ci ne garde aucune trace de cette correspondance.
Le système d’adressage sécurisé, rend impossible de connaître publiquement l’identité d’un contributeur si celui-ci n’en prend pas l’initiative (2).
d- Gestion de cet espace partagé
Comptages
par mots-clés
par géographie
Gestion
par mots-clés
par géographie
Recherche de mots légalement prohibés

Des amorces de phrase seront fournies à ceux et celles qui auraient de la peine à écrire.
Ainsi : Si j’osais, je… Je ne comprends pas pourquoi… Je n’arrive pas à exprimer ce que je ressens… Ce qui me peine le plus, c’est… Ce qui me réjouit le plus, c’est… Ce qui m’est le plus difficile, c’est… Ce qui m’est insupportable, c’est… Envie de … S’il n’y avait pas… Mon enthousiasme… Je ne vois pas de solution à… Je doute de… Si au moins… Je devrais… Ce qui me sauve… J’ai honte de… Ce qui… Et si je… ? La chanson qui me… Je rêve de… Je pourrais peut-être… Ma colère… Mes joies… J’ai changé : On nous rend coupable… Si, du moins,… etc.
30 décembre 2020

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(1) Cette « espèce » – le contact entre humains – était déjà en péril. L’an 2020 ne la rend-elle pas désormais en voie de disparition ?
Une amie m’écrit de l’autre bout du monde « Même si on n’est pas en situation de confinement, beaucoup de gens sortent rarement de la maison sauf pour le travail ou les courses nécessaires »… Bigre ! C’est grave, non ?
L’« internet des objets », via la 5G, va-t-il encore aggraver les choses ?

(2)Quand Skype énonce « Dites à vos amis ce que vous faites », ça signifie « Dites-nous ce que vous faites » ; et comme l’utilisateur de Skype est identifié, toute communication par Skype devient source de renseignement sur lui ; idem des autres machines à extraire de l’information sur les usagers (FaceBook, WhatsApp, etc.), …avec le plein accord de ceux-ci, bien sûr ! Ici, pas de ça !

Et
Assange
?