Ce qui nous gouverne

Nous sommes soumis à des puissances, certaines locales, d’autres presqu’à l’échelle du système solaire, dont les intérêts ne sont ni les nôtres, ni ceux d’aucun autre peuple.

En ce printemps 2022, nous, Français, sommes priés de bien vouloir légitimer un État (lui faisant ainsi allégeance) et, par la même occasion, la démocratie représentative.

Mais les puissances, on le sait depuis longtemps, ne se limitent pas aux instances étatiques nationales, car le gros business courant (on disait anciennement « le patronat »), de plus en plus « mondial », prend à notre place mille décisions qui nous concernent.
Et puis, il y a ce nouvel empire du numérique, lui aussi constitué de business-intérêts mais potentiellement en conflit avec le précédent (on en voit des signes) qui, lui, nous cerne bien plus intimement que nous ne le fûmes jamais.

Le peuple – autrement dit la société civile -, est dépouillé d’influence quant à son sort et à ce qui l’environne. En France, on note tout de même des syndicats, des associations, des actions de solidarité, etc. Mais c’est ridiculement faible !
Cette société civile est locale, par définition, car les histoires, les cultures, les niveaux d’aisance, les modes d’articulation aux puissances, etc., sont archi-différenciés.
Si, un jour, les peuples ont quelques chances de servir leurs propres intérêts, ce ne peut être que sur les terrains qui les concernent en proximité.

Le covid nous a mis une réalité sous le nez.
L’État, chef de file auto-proclamé, nous a ordonné :
« Vous mêlez pas.
Nous, avec les Business et les Numérique, nous allons faire ce qu’il vous faut.
Regardez-nous, et obéissez en confiance. »

Moyennant quoi
– l’État a diablement accru sa capacité de coercition,
– certains Business se sont gavés au-delà de l’imaginable,
– et, quant au Numérique, il n’aurait pu espérer meilleur boulevard pour accroître son empire sur nous.
Question : qui est le dindon de cette gigantesque coalition ?

Alors, maintenant, ces élections ?
S’il se trouve des dirigeants d’États se démarquant tant soit peu des intérêts du business courant + ceux du business numérique, ça peut être un atout pour les peuples mais, mais
1- Un État a hélas, dans ses gènes, plus l’instinct de puissance que celui de franche coopération.
Question : Quelle chance y a-t-il qu’une tête d’État élue pour sa volonté de se démarquer des gros intérêts fasse différemment le jour de nouveaux événements majeurs (cf Pandémie, Climat, etc.) ? Hum !
et
2- Rien ne sera possible sans une société civile se renforçant à force de confiance en elle-même, et donc à coups de succès notoires et acquis pas à pas.
Question : Sur ce dernier point, même si des voies sont ouvertes ici ou là, le vrai coup de collier ne reste-t-il pas à donner ?
Mission impossible ?

Et
Assange
?