Indispensable

Si j’étais l’Ogre Sam, j’eus fait comme lui.

Sous camouflage OTAN, placer des banderilles tout autour d’un monstre provisoirement somnolent, histoire de le taquiner.
Au réveil, celui-ci se remémorerait son rêve séculaire : soumettre l’Europe.
Et il constaterait que l’heure est peut-être venue : n’a-t-il pas fait d’immenses progrès en matière d’autonomie alimentaire ? ne tient-il pas – directement ou non – les Européens par la barbichette énergétique (uranium compris) ?
Pour Sam, la maigrichonne – et grandiloquente par nature – Europe, qui s’est elle-même rendue dépendante de tous les autres continents, devra admettre pour de bon qu’il lui faut en rabattre…

Ledit Ogre retrouve ainsi sa posture fantasmée d’unique nation indispensable face aux nouveaux conquérants du monde, qui sont les seuls adversaires méritant qu’il s’y intéresse.

« Les États-Unis sont et resteront la seule nation indispensable dans le monde. 
C’était vrai au siècle passé et ce sera vrai au siècle à venir» (Obama)

 M’est avis que les dirigeants US voient une opportunité principale dans la guerre européenne : claironner (à leurs propres oreilles, en premier lieu) leur suprématie mondiale (pourtant chancelante) cherchant à s’en convaincre.
La piétaille européenne, au lieu de se méfier de cette posture qui la met en grand péril, lui fait allégeance, jour après jour, décision après décision.

Aujourd’hui, tiens-tiens !, la Suède estime avoir « besoin » d’une protection qu’elle ne ressentait nullement auparavant…
Encore une fois bien joué, Ogre Sam !

Et
Assange
?